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Voo, le fleuron médiatique du groupe Publifin/Nethys perd des parts de marché, malgré d’agressives et très coûteuses campagnes de publicité. Et on s’aperçoit que dans cette guerre des opérateurs, Nethys engage des gens douteux, « détectives privés » porteurs de flingues, qui se retrouvent à plusieurs endroits de la « nébuleuse » créée par Stéphane Moreau (ex-PS).  Un certain Bruno Giaccio est un cas étonnant !

Les concurrents Telenet et Orange (ex-Mobistar) de Voo sont de redoutables challengers et leurs « packages » sont aussi intéressants. Orange Belgium aurait déjà décroché 50.000 clients en moins d’un an et Orange France a les reins solides… Comme l’écrit Le Vif, les Liégeois s’accrochent à leur câble. Sur papier, Voo n’est pas dans le rouge.

Depuis la création en 2007, Tecteo/Nethys s’est toujours opposé à l’ouverture du câble à la concurrence, une exigence européenne accompagnant la libéralisation du marché. Le lobbyiste que  Nethys  a délégué au sein du régulateur indépendant, le CSA, montre un conflit d’intérêts évident.

Bruno Giaccio

Ce bonhomme, un certain Bruno Giaccio exerce des pressions scandaleuses, en bon socialiste. Il assure qu’il a des dossiers sur des membres du CSA et qu’ayant été détective privé, il a un port d’arme !

Il s’engueule avec le président du CSA entre les mains duquel il doit prêter serment :  » Je serai là à la prochaine réunion, faites-moi prêter serment avant…  » L’affaire remonte au Boulevard de l’Empereur et au parlement de la Communauté française. Fadila Laanan (PS), ministre de l’Audiovisuel, est interrogée par Isabelle Meerhaeghe (Ecolo) et répond que, jusqu’à plus ample informée, il faut respecter la personne choisie.

Au bout de ces quelques scènes hautes en couleur, Giaccio est finalement  » exfiltré  » du CSA avant même d’avoir prêté serment et un autre socialiste, proche de Di Rupo (feu Henry Goffin), est désigné. Seul Le Soir a évoqué l’incident à demi-mots. C’était ça aussi, Tecteo/Nethys : les méthodes mafieuses du PS – très littéralement – avec menaces voilée d’utilisation d’armes à feu.

On retrouve Giaccio dans un autre dossier: la fraude à l’assurance  du patron omnipotent de Publifin/Nethys, Stéphane Moreau. Actuellement, cinq cadres supérieurs de la société d’assurance ont été inculpés d’escroquerie mais aussi de faux et usage de faux.

Bruno Giaccio avec feu Michel Daerden

Parmi eux, on retrouve donc Bruno Giacco (54 ans) conseiller à la direction générale d’Ethias et responsable du siège régional de Namur. Ce type est aussi – tenez-vous bien – juge consulaire. Et ce n’est pas tout, notre « détective privé » porteur de flingue, est également ancien conseiller communal liégeois (chef de groupe PS) et très proche de Willy Demeyer, l’actuel bourgmestre de Liège. Comme toute cette petite mafia est sympathique!

Les juges consulaires sont des juges non professionnels désignés pour participer, aux côtés de juges professionnels, au siège des tribunaux de commerce ; ceux-ci sont ainsi composés suivant le modèle de l’échevinage. Dans chaque chambre d’un tribunal de commerce, siègent ainsi un juge professionnel (appelé « juge au tribunal de commerce ») et deux juges consulaires. Dans le cadre du délibéré, la voix du juge consulaire a autant de poids que celle du juge professionnel, ce qui révèle l’importance de la place qu’il occupe et de la fonction qu’il exerce : il ne peut se cantonner à un rôle de figurant, qui ne consisterait par exemple qu’à apposer sa signature au bas du jugement.

Ce Giaccio devrait – vu son inculpation dans l’affaire de l’escroquerie à l’assurance de Moreau – se faire expulser immédiatement des tribunaux de commerce où il siège. Mais à Liège, au cœur de l’état-PS, tout est possible, n’est-ce-pas?

P.H. et C.T.

 

 

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