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Présent à New York, à l’occasion des Brussels Days, Rudi Vervoort, ministre-président de la Région bruxelloise, s’est fendu d’une bien bonne. « Bruxelles n’a aucun problème de sécurité » a-t-il assené devant public stupéfait !

Lors de ses séjours touristiques à l’étranger, on sait que Vervoort éprouve beaucoup de problèmes pour étancher sa soif. On peut donc croire qu’il n’était pas dans un état de fraîcheur maximum quand il a fait sa fracassante déclaration.

On ne sait pas s’il a annoncé aux Américains qu’il s’oppose à l’ouverture d’une école catholique à Evere, la commune dont il est bourgmestre (voir La Libre, 26/05/2218). Au pays de la liberté d’enseignement, cela aurait pu déclencher un effet très amusant. En général, quand les enfants de l’Oncle Sam découvrent combien la liberté est bafouée, ils quittent la salle et, le lendemain, les journaux ravalent l’auteur des propos contestés au niveau d’un gardien de camp de travail en Corée du Nord.

Mais Rudi ne manquera pas de nous éclairer à son retour, à la fois sur ses propos grotesques et mensongers, et sur son opposition à l’école catholique, qui rappelle les « à bas la calotte » d’un autre temps. Une posture d’autant plus clivante que le même Vervoort a tout fait pour permettre l’installation d’une école coranique (contrôlée par la Turquie, excusez du peu !) et dépense avec largesse l’argent du contribuable pour organiser la « fête du sacrifice » des musulmans.

Mais peut-être qu’il ne dira rien. On ne connaît jamais les résultats de ses petites sauteries loin de chez nous. La Région bruxelloise détient le record des faillites en Belgique et aussi celui de l’absence d’investissements venus de l’étranger. Les Américains, en premier lieu.

Ce mini-trip à New York s’est effectué avec l’argent du contribuable bruxellois. Vervoort emmenait une vingtaine de personnes, dont des journalistes qui, tous frais payés, étaient chargés de ramener la bonne parole dans la presse et les radio-télévisions belges.

L’ensemble de cette petite fête (déplacement de la « délégation » bruxelloise, location des salles, dîners de gala, cadeaux aux journalistes et hommes politiques américains, etc) aura coûté pas loin des 500.000 euros, si nous nous basons sur le prix d’escapades précédentes (Chine, entre autres). Dans une entreprise privée, un investissement de 600.000 euros doit générer au moins trois fois cette somme en retombées économiques. Il faudra que Rudi nous explique, sans la moindre violence, où il en est…

F.M.

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