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Nous n’allons pas épiloguer sur l’entreprise de pompes funèbres pour scandales politico-financiers que représentent les commissions d’enquêtes parlementaires.

Ce mardi, Rudi Vervoort, ministre-président d’un gouvernement bruxellois qui ne représente plus la population de la capitale, paraissait devant la Commission Samusocial. Il se contenta de lire un pensum rédigé par des avocats. S’y accumulaient des imprécisions, des insinuations, des enfumages, des discours abscons. Rien de concret, sauf une affirmation : Vervoort n’était au courant de rien.

Rappelons qu’il n’était pas au courant de l’état effroyable des tunnels bruxellois, pas plus que de la vétusté des canalisations « gérées » par Vivaqua, dirigé par son copain Yvan Mayeur. À se demander de quoi Rudi Vervoort est au courant…

Pour se défendre, le Ministre-président assena des phrases bien senties, du genre : « Certains administrateurs se sont octroyés des jetons de présence en toute opacité » – les lustres étaient tombés en panne ? « Nous ignorions tout sur la gouvernance du Samusocial » – les administrateurs, directeurs et autres dirigeants affichaient la carte du PS, mais le Ministre-président PS regardait ailleurs. « Au départ, la Ville de Bruxelles ne voulait ni contrat, ni commissaire du gouvernement au conseil d’administration » du Samusocial. En voilà de la bonne gestion de l’argent public ! On monte une belle petite affaire avec l’argent du contribuable, on ne rend pas de comptes, et le Ministre-président se contente de dire amen.

Pendant près de deux heures, Vervoort a lu un laïus qui a failli endormir les commissaires présents. Nous pouvons vous dire que les huissiers ont eu fort à faire pour distribuer force tasses de café !

Mais le but de Vervoort (et de la commission) était atteint : l’affaire du Samusocial se voyait embrouillée, une fois de plus. Ce qui permettra de conclure que rien d’anormal ne s’est passé et qu’il n’y a pas lieu de sanctionner les coupables.

CQFD.

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