Print Friendly, PDF & Email

Quand il s’agit d’interdire, la Wallonie et Bruxelles sont un peu là. Autant le savoir : se promener aujourd’hui avec un sac en plastic fait de vous un hors-la-loi. Vous serez frappés d’une amende que l’on vous réclamera jusqu’au fond de votre tombe. Bref, un délit, voire un crime, réprimé plus sévèrement qu’une casse pour laquelle les juges trouveront des circonstances atténuantes !

L’autre jeudi (1er février) des agents ont visité les marchés, traquant le moindre milligramme de C2H4, plus sympathiquement appelé polyéthylène basse densité (PEBD) – le sac en plastic, pour parler en français. Tant en Wallonie qu’à Bruxelles, ces fins limiers de polyéthylène basse densité sont rentrés bredouilles : commerçants et clients respectent

scrupuleusement l’interdiction. Pauvres fonctionnaires de Bruxelles-Environnement : eux qui espéraient tant coller des amendes de 50 à… 100.000 (cent mille) euros…

Tout ce qu’ils ont eu à se mettre sous la dent – si on ose dire -, ce sont des sacs en plastique pour déjections canines, qui ne sont pas interdits. Comme si ces enveloppes ne polluaient pas…

Ce n’est qu’un des aspects du ri-dicule de cette nouvelle phobie politicienne. Pour illustrer le « formidable danger » des sacs en plastique, la presse subsidiée nous a abreuvés d’images de « continents de plastique » flottant sur les océans. Belle tromperie : ces « continents » apparaissent dans l’Océan Indien, à cause des millions de tonnes de déchets rejetés par le Gange, et dans l’Océan Pacifique, à cause du même genre de pollution originaire du fleuve Mekong (Vietnam).

Loin de nous l’idée que le plastique est neutre dans la pollution, mais il faudra nous expliquer à quoi servent les taxes que nous payons pour détruire les déchets – et le plastique particulièrement.

En outre, remplacer les sacs en plastic par des sacs en papier est un véritable crime écologique. A supposer que les 800.000 tonnes annuels de sacs en plastic soient remplacés par 800.000 tonnes de sacs en papier, cela signifierait qu’il faudrait abattre une forêt vaste comme 50 terrains de football. Le bois recueilli devrait être traité avec 30 millions de litres d’eau ! (chiffres fournis par l’office canadien des eaux et forêts).

Véritable catastrophe écologique ! Rappelons que les arbres purifient le CO2 tant décrié. Un CO2 pur, dont nous avons besoin pour vivre…

D.K.

Commentaires