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Lors d’une conférence tenue à Vienne, concernant la crise des migrants en Europe, le dirigeant de la Ligue (Lega), qui est devenu vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur de l’Italie lors des récentes élections, a déclaré qu’il n’était pas d’accord avec les politiciens européens et a affronté Jean Asselborn, le ministre des Affaires étrangères de l’Union Européenne.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Jack Montgomery, paru le 15 septembre sur le site de Breitbart.

Salvini : « Nous devons aider les Italiens à avoir plus d’enfants, pas amener les Africains à remplacer les enfants que nous n’avons pas »

L’Italien Matteo Salvini a exaspéré le doyen, en termes d’ancienneté, des ministres des Affaires étrangères de l’ Union Européenne en déclarant que l’Italie a besoin de plus d’enfants, pas de plus d’Africains « afin de remplacer les enfants que nous n’avons pas ».

S’exprimant lors d’une conférence tenue à Vienne et concernant la crise des migrants en Europe, le dynamique dirigeant de la Ligue (Lega), qui est devenu vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur de l’Italie après le triomphe des populistes anti-establishment lors des récentes élections, a déclaré qu’il n’était pas d’accord avec les politiciens européens « [qui] disent que l’immigration est nécessaire car la population européenne est en voie de vieillissement ».

« J’ai un point de vue complètement différent », a-t-il dit. « Je crois que j’ai été élu pour faire en sorte que nos jeunes aient le même nombre d’enfants qu’il y a quelques années, et non pour transplanter le meilleur de la jeunesse africaine en Europe ».

Les remarques de Salvini ont énervé Jean Asselborn, qui a murmuré « bla, bla, bla » pendant que l’Italien parlait.

Le Luxembourgeois de 69 ans, qui est le plus ancien ministre des Affaires étrangères de l’UE – en poste depuis 2004 – s’est déjà plaint que les partis anti-migration de masse, qui veulent « protéger le christianisme » et refusent « d’ouvrir la porte» aux migrants musulmans de langue arabe, vont «détruire l’Europe» avec leurs fortes politiques frontalières.

Salvini a simplement profité de l’occasion pour provoquer les loyalistes de l’UE, ajoutant : « Peut-être qu’au Luxembourg, ils doivent le faire, mais en Italie, nous devons aider les gens à avoir plus d’enfants, plutôt que de faire venir des esclaves des temps modernes [d’Afrique] pour remplacer les enfants que nous n’avons pas.»

Les remarques de Salvini ont provoqué une explosion de rage de la part d’Asselborn, qui a répliqué vertement: « Au Luxembourg, monsieur, nous avons accueilli des milliers d’Italiens qui sont venus travailler dans notre pays, en tant que migrants, pour que vous en Italie ayez de l’argent pour vos enfants ! ».

Incapable de se contenir, il a ajouté «Merde, alors ! ».

La réaction rageuse d’Asselborn n’est que le dernier exemple de la déconvenue croissante de la vieille garde de l’UE alors que les partis anti-migration de masse, pro-souveraineté connaissent la faveur populaire et entrent au gouvernement dans des pays comme l’Autriche, l’Italie, la Hongrie et la Pologne, fragilisant de plus en plus le consensus mondialiste en Europe.

Pour sa part, Salvini était heureux de partager dans les médias sociaux la réaction furieuse du Luxembourgeois, décrivant son pays d’origine, comme « un paradis fiscal qui n’a pas de leçon à donner à l’Italie ».

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Salvini a écrit dans son tweet (le vendredi 14 septembre) :

Paragona i nostri nonni emigrati ai clandestini che sbarcano oggi, vuole più immigrati in Europa e conclude urlando: “Merda”. Ma in Lussemburgo, paradiso fiscale che non può dare lezioni all’Italia, non hanno nessuno di più normale che faccia il Ministro???

Il compare nos grands-parents qui ont émigré à des immigrants clandestins qui débarquent aujourd’hui, veut plus d’immigrants en Europe et conclut en hurlant : « Merde ». Mais au Luxembourg, un paradis fiscal qui ne peut donner des leçons à l’Italie, n’ont-ils personne de plus normal que ce ministre?»)

L’Express, qui place Salvini à « l’extrême droite », a décrit les échanges comme « violents » quoique par médias interposés : « A trois reprises en trois jours, le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, et le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, se sont affrontés violemment sur ce sujet par médias interposés .»

Pourtant, c’est Asselborn qui a traité l’Italien de «fasciste» (l’insulte habituelle des gauchistes).

Dimanche 16 septembre, Salvini a répliqué sur son compte Twitter :

« Il ministro socialista del paradiso fiscale Lussembourgo dopo aver paragonato i nostri emigranti italiani ai clandestini che sbarcano oggi, dopo aver interrotto un mio discorso urlando «merda», oggi mi dà del «fascista». Ma dico io, che problemi hanno in Lussenbourgo ?
Nesson fascismo, soltanto rispetto delle regole. Se gli piacciono tanto gli immigrati che li accolga tutti in Lussembourgo, in Italia ne abbiamo già accolti anche troppi.
Buena domenica a tutti, cin cin »

«Le ministre socialiste du paradis fiscal qu’est le Luxembourg, après avoir comparé nos immigrants italiens aux immigrés clandestins qui débarquent aujourd’hui, après avoir interrompu mon discours en criant « merde », me traite aujourd’hui de « fasciste ».

Mais moi je dis, quels problèmes ont-ils donc au Luxembourg ?

(Je ne prône) pas le le fascisme, seulement le respect des règles. Si vous aimez tellement les immigrés, que vous les accueillez tous au Luxembourg, en Italie nous en avons déjà accueilli trop.

Bon dimanche à tous, Tchin Tchin ! »

MAGALI MARC

Source: https://www.dreuz.info/2018/09/18/salvini-ne-veut-pas-remplacer-les-italiens-par-des-africains/

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