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Les Wallon se portent très mal! L’espérance de vie à la naissance n’est que de 79 ans en 2015, alors qu’elle est de 82 ans en Flandre! A Bruxelles, c’est 81 ans. Le différentiel est énorme. Et les taux standardisés de mortalité sont nettement plus élevés en Wallonie (taux standardisé chez les hommes en 2013 : 10,6 ‰ en Wallonie, 8.6‰ en Flandre (9.5‰ à Bruxelles).

En Wallonie, il n’y a que les les Brabançons wallons qui s’en sortent moins mal. Leurs chiffres de santé sont équivalents à ceux des Flamands… Pour les quartiers défavorisés de Liège ou Charleroi, l’espérance de vie des hommes est digne des pays en voie de développment: moins de 70 ans!

Dans les quartiers pauvres de Charleori ou de Liège, l’espérance de vie tombe sous les 70 ans…

C’est ce qui ressort de l’étude « Horizon 2030 » rendue publique ce jeudi 16 février par le Ministre wallon en charge de la Santé, Maxime Prévot (CDH).

Il y a du travail! Le ministre Prévot en est visiblement conscient et l’a dit au gouvernement wallon dans sa note-cadre présentant son Plan de Prévention Santé à l’horizon 2030. Suite à la 6e réforme de l’Etat, de nombreuses compétences en matière de santé publique ont été confiées à la Wallonie: la prévention et la promotion de la santé ont été transférées dans le découplage de la Flandre et de la Wallonie, acceptée par les politiques wallons. Cela n’augure rien de bon…

 Au cours des 50 dernières années, l’espérance de vie s’est allongée grâce à un mode de vie meilleur et à la réduction de la pénibilité du travail, mais les 3.602.000 Wallons sont à la traîne.

Le tableau « santé » des Wallons, tiré du plan Horizon 2030

Les trois premières causes de décès en Wallonie sont, dans l’ordre, les maladies cardiovasculaires, les cancers et les maladies respiratoires. Toutefois, la part relative des décès par maladies cardiovasculaires a diminué d’un tiers en 25 ans tandis que celle des décès par cancer ou par maladie respiratoire a augmenté. Les causes de décès varient selon l’âge.

Le « binge drinking » chez les jeunes (saoul le plus vite possible), est bien pire en Wallonie qu’en Flandre… comme pour le reste, le score de la Wallonie est pire.

Et inutile d’invoquer le travail à la mine ou dans la sidérurgie pour justifier la santé moins bonne des Wallons. L’impact des pensionnés ayant vécu ces travaux très pénibles est de plus en plus faible dans les statistiques.

 C’est donc bien la pauvreté grandissante qui explique ce très mauvais score-santé en Wallonie. Trop de sédentarité, trop d’alcool, trop de tabac, et les drogues chez les jeunes…

Le pourcentage des Wallons qui boivent plus de 21 verres de boisson alcoolisée par semaine (14 pour les femmes) est de 15%. 8% des Wallons sont des alcooliques profonds. Chez les jeunes (15-24 ans), le « binge drinking » (saoul le plus vite possible) fait des ravages. 29% des jeunes Wallons le pratiqueraient, contre 15% des jeunes Flamands. Chiffre intéressant: 5% seulement des jeunes bruxellois pratiquent le binge drinking. Pourquoi? Parce que la jeunesse bruxelloise est avant tout musulmane…

Quel que soit le gouvernement wallon demain, l’effort à fournir en matière de santé est et sera énorme. Il faut changer les comportements des Wallons…

L.R. 

 

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