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Les scandales à Bruxelles, c’est un peu comme les travaux du piétonnier : ça n’en finit pas. Cette fois, scandale rime avec Gial. Cette association ose se qualifier de « sans but lucratif ». A part ça, le directeur (rétribué) chargé du développement de l’asbl s’est fait une dringuelle de 1.000 euros PAR JOUR, pendant 18 ans – soit un total de 3 millions d’euros ! Et qui organisait ce juteux pillage d’argent public ? La mafia socialiste de la ville, parmi laquelle on trouve des personnages plus que douteux.

Comble de mépris du contribuable : il fallait passer par des marchés publics et donc, une mise en concurrence des candidats pour attribuer lesdits marchés. En 18 ans, personne ne s’en est inquiété.

Toute la bande PS de Bruxelles est concernée : l’échevin Mohamed Ouriaghli, chargé de l’informatique, Freddy Thielemans, ancien bourgmestre, Karine Lalieux, éternelle donneuse de leçons de « bonne gouvernance ». L’actuel bourgmestre, Philippe Close (PS), était échevin pendant la période où la fraude se développait : il n’est jamais intervenu. On va peut-être le féliciter pour son sens de la camaraderie ?

L’affaire est révélée par un article du Vif, qui ajoute que le contrat liant le Gial et le directeur/consultant a été cassé en décembre 2017 – 18 ans après le début des bonnes petites affaires du PS.

Mais la consultation du conseil d’administration du Gial réserve des surprises. On pouvait s’y attendre : le président en est Mohamed Ouriaghli (échevin chargé de l’informatique – il n’y connaît que dalle, mais il est PS), Geoffroy Coomans de Brachène (échevin MR, qui a couvert la fraude), Amal Benghallam, cheffe de cabinet PS de Faouzia Hariche, PS), Sahid Aghzinnaj (PS, membre du cabinet Ouriaghli), Aziz Ait Hmad (PS, membre du cabinet de Rudi Vervoort, PS), Didier Wauters (CDH, lui aussi complice de la fraude puisqu’il ne l’a jamais dénoncée), Hendrik Van Hellem (CPAS de Bruxelles-ville).

Ces beaux messieurs-dames invoqueront certainement le manque d’information, ce qui prouve qu’ils ont mal fait leur boulot : lorsque l’on siège au conseil d’administration d’une asbl, on se renseigne sur ses modes de fonctionnement.

TOus les partis traditionnels sont mouillés dans ce scandale.

Remarquons deux choses : tous ceux qui gémissent sur la prétendue discrimination à l’emploi que subiraient les maghrébins, en seront pour leur frais : il apparaît que la composition du conseil d’administration du Gial est tout, sauf multiculturel !

Seconde remarque : depuis la révélation de l’affaire Gial, aucun échevin concerné n’a présenté sa démission. En Belgique francophone, on fraude et on devient échevin.

La preuve ? La photo des principaux candidats sur la liste PS à Bruxelles-ville. On y retrouve Faouzia Hariche, mêlée au scandale des Cuisines bruxelloises – elle a touché des jetons de présence plantureux pour des réunions qui duraient un bon quart d’heure ! Karin Lalieux, mouillée dans le scandale Gial. Philippe Close, complice de toutes les les affaires, depuis le Samusocial jusqu’au Gial.

Et puis, il y a Mohamed Ouriaghli. Un personnage intéressant. Il a été photographié en faisant la « quenelle », ce geste antisémite, popularisé par le négationniste Dieudonné. Ses explications n’ont convaincu personne, et il est resté échevin, sous les règnes de Freddy Thielemans, d’Yvan Mayeur et Philippe Close. Récemment, des plaintes pour harcèlement ont été portées contre lui. Il n’a évidemment pas démissionné et est toujours échevin. Et, à présent, le voilà pris la main dans le sac pour cette affaire Gial. Allo, démission ?

Tout ce beau monde se retrouvera sur les listes des communales. C’est ce que le PS appelle « la bonne gouvernance », le « renouvellement ». Si ça se trouve, Ouriaghli sera le prochain échevin de l’informatique…

Lisez le programme du Parti Populaire : il y est expliqué comment assainir la vie politique, et rejeter les malandrins dans les culs de basse fosse qu’ils n’auraient jamais dû quitter. Des propositions cohérentes, immédiatement applicables, dans le bon sens que Mischaël Modrikamen veut restaurer. 

Vite ! Le changement !

A.D.

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