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Vendredi 6 avril, le journaliste de Bel RTL Antonio Solimando a publié sur son mur Facebook un coup de gueule contre la visibilité offerte au parti Islam par une presse assoiffée de buzz. Jusque-là, tout va bien. Chacun jugera pour lui-même des arguments de l’auteur sur l’importance réelle du groupuscule islamiste ou sur le manque de déontologie de certains de ses confrères.

Mais en milieu de texte, Mr. Solimando se prend les pieds dans le tapis en se risquant à une comparaison hasardeuse entre les islamistes et l’extrême-droite. « Extrême-droite » désignant ici tous ceux qui s’écartent trop du politiquement correct migratoire, Parti Populaire inclus. Au passage, il en profite pour railler à demi-mot notre combat en justice pour garantir le pluralisme dans les médias audiovisuels, combat dans lequel il croit voir une contradiction avec notre appel au boycott des islamistes. Mr. Solimando défend tout naturellement son employeur, mais comment ose-t-il comparer le Parti Populaire au parti Islam ?

Le Parti Populaire est un parti démocratique, attaché aux libertés fondamentales et aux droits humains. Comme avec n’importe quel autre parti, on peut être en désaccord avec sa manière de défendre les valeurs communes. Mais on devrait pouvoir en débattre, ce que refuse l’employeur de Mr. Solimando. Depuis 2015, plus un seul représentant du Parti Populaire n’a été invité sur le plateau de RTL, sur demande expresse de la direction.

Que défend le parti Islam ? L’apartheid sexuel dans les transports en commun est le moindre de ses dangers. Redouane Ahrouch, le leader, ne fait aucun mystère de son programme : il veut faire de la Belgique un Etat islamique qui applique la Charia. Pour rappel : la Charia, c’est ce corpus juridique islamique aux relents barbares et totalitaires qui prône la subordination complète des femmes, la mise à mort des apostats et des adultères, la mutilation des voleurs, la mise en esclavage des ennemis capturés, l’infériorisation en droit et en fait des non-musulmans (« mécréants »), la destruction de toute œuvre scientifique ou artistique non islamique, la guerre permanente contre les nations non-musulmanes, entre autres joyeusetés.

Ce n’est pas une menace théorique. Les soldats de Daech suivaient rigoureusement les prescrits de la loi islamique, quand ils massacraient les « mécréants », violaient leurs femmes et s’emparaient de leurs biens. A l’exception précaire de l’Indonésie, il n’existe pas de démocratie à majorité musulmane. L’émergence d’un parti islamiste qui mise sur la démographie montante des musulmans dans nos centres urbains est une source d’inquiétude légitime et raisonnable. En 2012 déjà, les militants du Parti Populaire manifestaient contre le totalitarisme islamique. A l’époque déjà, les Solimando haussaient les épaules. Maintenant, le parti Islam présente vingt-huit listes à Bruxelles et en Wallonie, mais Mr. Solimando préfère dispenser des leçons de déontologie et jouer les promo boys de la censure pour son employeur.

Si notre époque est comparable aux années 30, ce n’est pas parce que les nazis et les fascistes seraient de retour, comme semble le croire Mr. Solimando. C’est bien plutôt qu’aujourd’hui comme hier, face à la menace totalitaire, nous sommes gouvernés par des Daladier et des Chamberlain qui relativisent, qui temporisent, et qui recherchent la paix à n’importe quel prix. Heureusement qu’il existe encore des journalistes critiques pour les mettre face à leurs responsabilités. Employé modèle d’RTL, Mr. Solimando préfère jouer les bonnes consciences journalistiques et décerner des mauvais points à ses collègues et aux citoyens qui pensent que la montée de l’islamisme a valeur d’information.

A chacun ses priorités.

N.T.

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