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Ces derniers temps, on ne parlait plus du MRAX (Mouvements contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie) que pour des utilisations douteuses d’argent public, du limogeage pour faute grave de son directeur, Radouane Bouhlal (en août 2012) et du départ de ses membres juifs.

Mais depuis que Carlos Crespo, membre du PS et beau-fils de Philippe Moureaux (et époux de Catherine Moureaux), a repris les commandes de cette officine de la pensée korrekte, le cirque est de retour !

Dernière agitation en date : l’exigence de voir les statues de Léopold II déboulonnées, les rues et avenues à son nom débaptisées (et dans la foulée, celles qui honorent le passé colonial de la Belgique) et, tant qu’on y est, la création d’axes de communication portant les noms de Lumumba, Mandela et autres « héros » de la bien-pensance. Pour ne pas faire dans la mesquinerie, le MRAX exige aussi la suppression de la statue de Godefroid de Bouillon, place Royale, à Bruxelles. Et la suppression du buste de Roger Nols, ancien bourgmestre de Schaerbeek, bête noire des mondialistes. Roger Nols a été élu avec nettement plus de voix qu’Yvan Mayeur, dont le MRAX n’exige pas de conserver les 60.000 euros de son buste et de les attribuer aux sans abris, qui eux ne disposeront pas d’une pension de bourgmestre, de député et de président de Vivaqua.

Le Peuple a déjà dénoncé les manigances de décervelages dans les écoles par les membres du MRAX. Cette fois, il s’agit de salir le passé de la Belgique et de ceux qui l’ont construite.

Petit florilège des mensonges des bien pensants.

*Léopold II serait coupable d’un « génocide » de 15 millions de Congolais. Aux environs de 1880, la population du Congo était estimée à 17 millions d’âmes. Il serait resté 2 millions de Congolais pour relancer l’économie d’un pays, 80 fois plus grand que la Belgique. Admirez l’absurdité. En réalité, la population congolaise avait été décimée par le commerce esclavagiste des Arabes, qui s’étendit sur 13 siècles (et qui ne semble pas indigner les grandes âmes). Les guerres intestines entre petits royaumes et tribus a provoqué des disettes, des famines qui, elles-mêmes, ont engendré des épidémies ravageuses. À notre connaissance, Léopold II n’est pour rien dans ces drames…

*L’industrie du caoutchouc aurait décimé les populations dans l’ensemble du Congo. Il faudra nous expliquer ça. Le caoutchouc est récolté sur un arbre qui s’appelle l’hévéa. Problème : cet arbre ne pousse qu’en région équatoriale (on le retrouve notamment en Amazonie brésilienne). Autrement dit, dans une bande étroite autour de l’équateur et non pas sur l’ensemble du territoire congolais.

*Les conditions de travail, imposées aux Congolais, auraient été inhumaines. Des abus ont certainement été commis. Il s’agissait d’exceptions et non pas de la règle. Il faut aussi replacer ces conditions de travail dans le contexte de l’époque. Croit-on que le sort de l’ouvrier en Belgique était enviable. Lors de la crise économique des années 1880, le salaire journalier d’un ouvrier du textile ne permettait pas d’acheter un pain. Les relations patrons/ouvriers étaient souvent exécrables. Aux Etats-Unis, les esclaves, affranchis après la Guerre de Sécession, en firent l’amère expérience: travailleurs libres dans les usines, ils étaient moins bien traités qu’à l’époque de l’esclavage ! Les colons belges ont exporté au Congo les méthodes de travail, en application en Belgique et ailleurs en Europe.

*L’affaire des mains coupées. Il s’agit d’un mensonge éhonté, inclus dans la propagande anglo-américaine. Les Anglais ne pardonnaient pas à Léopold II de leur avoir soufflé le très riche Katanga à leur nez et à leur barbe. Ils entreprirent une campagne de désinformation ignoble et très efficace. Il y eut des mains coupées : elles le furent par les musulmans, en vertu de la charia ; elles le furent par des mercenaires africains qui devaient rapporter une main des rebelles qu’ils avaient tués, afin de recevoir une prime. Loin de nous l’idée d’approuver cette méthode, mais il ne s’agit pas d’une politique concertée par Léopold II et les Belges ! Ces derniers auraient été bien idiots de mutiler les travailleurs d’un pays dépeuplé par les rezzous des Arabes, les épidémies et les famines.

On le voit, le MRAX se réduit à une entreprise de décervelage. Et d’établissement d’un réseau d’éternelles « victimes », qui n’existe que si on impose un sentiment de culpabilité aux Belges. Sous Léopold II, la Belgique occupait la troisième place dans le classement des industries nationales les plus puissantes. Ça ne peut faire plaisir à la caste politique traditionnelle, qui s’est employée à détruire l’économie du pays. Le MRAX est une des feuilles de vigne pour masquer l’impéritie des partis traditionnels, et du PS en particulier.

Qui ferait confiance à une officine tenue par la famille Moureaux ?

Pour terminer sur une note agréable, jouons à MRAX. Et exigeons d’abattre les statues et de rebaptiser les rues évoquant Emile Vandervelde. N’oublions jamais que ce socialiste qui, avant 1914, se fit élire sur un programme de paix. En 1914, il retourna sa veste, devint un chantre de la guerre, envoyant à la boucherie les ouvriers électeurs qu’il avait trompés. Allô, beau-papa Moureaux, pourquoi tu tousses ?

N.B.

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