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Il y a des années que le Parti Populaire a mis à son programme la suppression des provinces, devenues obsolètes, depuis la création de l' »usine à gaz » que constitue la régionalisation. Le professeur François Perin, fondateur du Rassemblement Wallon nous a échafaudé un état dysfonctionnel, où il y a 4 ministres de l’Energie par exemple, mais il est trop tard pour en changer.

S’il y a des régions, les provinces n’ont plus raison d’être, d’autant qu’elles sont devenues des fromages, exploités par les partis traditionnels de manière inacceptable, tout comme les quelques 120 intercommunales de Wallonie et Bruxelles.

Le palais provincial à Namur: de superbes bâtiments dans les 5  provinces francophones pour loger des conseils provinciaux et des administrations à démanteler d’urgence.

Et voilà que, pratiquant la démagogie, Jean-Marc Nollet (Ecolo) et d’autres élus réclament à la télévision la fin des provinces. Les media aux ordres (aide à la presse oblige) qui ne donnent jamais la parole au Parti Populaire, s’empressent de « découvrir » cette idée géniale de leur chouchou Nollet et des autres…

Bref, le journalisme de connivence analyse maintenant l’idée d’Ecolo! Le Soir est allé chercher l’avis d’un autre apparatchik de la gauche militante, Jean Faniel, le directeur du CRISP (le Centre de recherche et d’information socio­politiques). Pour lui, la suppression des provinces n’est pas pour demain, même si ce niveau de pouvoir est « délaissé ».

Une petite partie des mandataires présents lors d’une réunion du conseil provincial à Liège: au premier rang à droite, les députés permanents Pire (MR) et Gilles (PS): payés (total de leurs cumuls publics) plus d’un million de BEF par mois chacun… Dehors!

Cela pourrait pourtant aller très vite. La Flandre, plus efficace comme d’habitude que la Wallonie, a déjà décidé de supprimer les provinces à terme. Le Parti Populaire, qui a étudié la question, déclare que la suppression du niveau politique provincial est la priorité. Cela ne concerne pas le gouverneur, fonctionnaire du ministre de l’Intérieur, même si son cabinet doit être réduit. C’est le conseil provincial et la Députation permanente, ainsi que leurs équipes de fonctionnement qui doivent sauter tout de suite.

Au-delà, les services de la province doivent être analysés un à un et être renvoyés vers le niveau régional ou communal. Il a fallu des années pour que soient transférées les équipes de gestion des routes provinciales. Pourquoi des écoles provinciales? A supprimer et renvoyer vers l’Enseignement de la Communauté Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans beaucoup de services, les équipes de fonctionnaires provinciaux sont bien trop nombreuses (copinages politiques obligent: tous bien au chaud).

Personne en Wallonie ne connait ses élus provinciaux. Ce sont les « bras cassés » ou les « seconds couteaux » dans les 4 partis traditionnels (PS, MR, CDH, Ecolo) qui sont recasés à la province; ou alors c’est du pur népotisme; les FFD (Fils et Filles De) du genre du 2e fils de Louis Michel ou du 2e fils de Daniel Ducarme. Le fro-ma-ge!

A l’époque des gouvernements Tindemans, l’institution provinciale avait – logiquement – été remise en cause à plusieurs reprises. Dans le pacte d’Egmont et les accords du Stuyvenberg (1977­1978), il était prévu de démanteler les provinces. Ce ne sont pas les provinces qui ont disparu mais bien le pacte d’Egmont­-Stuyvenberg…

Le nouveau logo du Brabant wallon: 37 conseillers provinciaux PS, MR, CDH et Ecolo: des parasites inutiles. Et 5 députés provinciaux, tout aussi inutiles. A supprimer d’urgence.

Le clientélisme politique est la seule raison du maintien des provinces depuis 40 ans. Sentant le danger, les provinces ont développé des tas de service inutiles et coûteux, elles font de la publicité du genre « ne buvez pas trop, ce n’est pas bon pour la santé! »… Elles font de la « communication ». Le pire, c’est qu’elles ont une capacité fiscale. Les additionnels provinciaux, vous les payez sur votre feuille d’impôts!

Ils sont plus de 200 conseillers provinciaux, tous INUTILES, à vivre sur votre dos en Wallonie, et une vingtaine de « députés permanents » avec des « cabinets » provinciaux pour gérer ce qui devrait être traité ailleurs, à bien moindre coût. Un député permanent touche plus de 6.000 EUR net par mois avec les primes… A supprimer d’URGENCE, comme le réclame le Parti Populaire depuis sa fondation…

Hélas, la Wallonie de Paul Magnette (PS) ne bougera que quand la Flandre, bien plus vertueuse et soucieuse des deniers publics, le fera. 

L.R.

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