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Quelle géniale invention que le péché ! L’Arabie saoudite, dont le déficit budgétaire est abyssal, a besoin de trouver de l’argent pour continuer à permettre aux Saoudiens de vivre des ressources pétrolières dans l’indolence totale…

Le gouvernement a donc décidé de prélever une taxe sur certains produits qui représentent des plaisirs coupables. Cette taxe s’applique notamment aux cigarettes et aux boissons énergétiques dont le prix a doublé.

La population saoudiennne est assistée et incapable de s’assumer si l’argent du pétrole venait à manquer. La chute du prix du pétrole cause de vrais problèmes financiers au royaume du gaspillage.

Cet impôt doit fournir au pays des revenus supplémentaires qui ne parviendront toutefois pas à compenser la baisse des prix du pétrole sur le marché mondial.

Outre l’objectif de récolter des fonds, cette mesure fiscale est appliquée afin de répondre également aux besoins en matière de santé publique. L’Arabie Saoudite est en effet confrontée de manière croissante au problème du diabète : on mange beaucoup, on boit des boissons sucrées et on ne fait rien : la recette de l’obésité. Dorénavant, des avertissements sur le cancer seront placés sur les paquets de cigarettes.

L’effondrement des recettes pétrolières a plongé le pays dans la récession. Contrairement à la Norvège, pays pétrolier qui a sagement maintenu sa fiscalité au même niveau et met en réserve de vieillissement la plus grosse partie des recettes de la fiscalité sur la production pétrolière, les états du Golfe et l’Arabie saoudite rasent gratis. Le monde entier les sert et ils sont devenus des cheikhs fainéants si l’on veut.

La gratuité totale de l’enseignement et des soins de santé, les multiples aides accordées au Saoudiens, les dépenses énormes de l’état et le gaspillage ont créé un déficit budgétaire de plus de 40 milliards de livres.

Les vendeurs de cigarettes et de boissons gazeuses ont reçu l’ordre d’appliquer immédiatement la taxe et de verser les sommes perçues au gouvernement saoudien endéans les 45 jours. Cependant, il est déjà question de cas d’abus. L’état prépare aussi activement le lancement d’une TVA, alors qu’aujourd’hui, la fiscalité est proche de zéro.

Bonjour les problèmes… Ces pays ne sont pas prêts socialement et administrativement à une mesure de ce genre.

C.T.

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