Print Friendly, PDF & Email

Aux TEC, la grève est devenue un tic. Les mercredi 20, jeudi 21 et vendredi 22 décembre risquent d’être rock and roll pour ceux qui voudront faire des achats de Noël (ou faut-il dire : achats d’hiver ?) de dernière minute. Le syndicat socialiste pousse-t-il à l’arrêt de travail pour voler à la défense des usagers, exiger l’amélioration des fréquences de bus, appuyer le maintien des lignes en région rurale ? Pas le moins du monde ! Les syndicats ne font que défendre les postes, agréablement rémunérés et assortis d’avantages non-négligeables, des 107 administrateurs et directeurs – très rouges, comme on peut s’en douter.

« Au diable, les comparaisons! », clame le syndicat socialiste. En Flandre, De Lijn fonctionne avec 11 administrateurs. Et De Lijn, c’est UNE société, tandis que les TEC, ce sont SIX sociétés. « Et alors ? », braillent les syndicalistes de gauche, qui militent pour un futur gouvernement rouge, alliant PS, PTB et Ecolo.

Grâce à la complicité des précédents gouvernements wallons, à coloration socialiste, les syndicats ont imposé ce saucissonnage des TEC, dont les seules bénéficiaires étaient les créatures du PS et de la FGTB. Dans ce poto-poto bien dans la ligne socialiste, l’usager trouve malaisément son compte.

Pour la CGSP Tram-Bus-Métro et la CSC, il faut maintenir à tout prix le status quo : ne pas réduire le nombre de sociétés des TEC. Et toc ! Et embêter le gouvernement wallon actuel avec le mécontentement des usagers, exaspérés par cette politique du bus vide.

Seul un changement de politique et de dirigeants peut faire redémarrer les bus.

Une constatation : le gouvernement actuel (MR-CDH) ne fait guère mieux que son prédécesseur, sous la houlette de l’illustre Paul Magnette. L’Histoire montre bien qu’il n’est pas besoin de poursuivre des négociations avec les syndicats – singulièrement aujourd’hui, où ils servent de fer de lance pour ramener le PS au pouvoir. Les atermoiements du ministre Carlo Di Antonio n’amélioreront ni le sort des usagers, ni l’avenir du personnel des TEC.

Et comme si la pénalisation des voyageurs des TEC ne suffisait pas avec 3 jours de grève, juste avant les fêtes de Noël, la FGTB prévient : « Le 19 décembre, nous manifestons à Bruxelles pour le maintien des pensions (des parlementaires ? – ndlr) ». Cela fera un ensemble de 4 jours de perturbation sur les TEC. Et tac…

Changer cette situation emberlificotée ? Un changement de politique et de manifeste Parti Populairedirigeants est la seule possibilité. Avec son Manifeste et son programme, le Parti Populaire est fort de ses propositions concrètes, au seul bénéfice des citoyens.  

D.K.

Commentaires