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Ce 8 décembre, le Musée Royal d’Afrique Centrale (MRAC), situé à Tervuren, rouvre ses portes. La partie consacrée à l’histoire coloniale du Congo est un modèle de révisionnisme anti-belge. Tout y est conçu pour créer la culpabilisation de l’homme blanc.

Quel dommage qu’une belle réussite comme cette rénovation se trouver gâchée par le politiquement correct et ses dogmes. Les « élites » actuelles tendent à nous présenter le Congo belge comme un affreux bagne, dans lequel des Blancs sans âme exploitaient éhontément les populations indigènes. Les images ci-dessous, datent de 1958. Elles donnent une toute autre vision de ce qu’il faut penser, en 2018 :

Qu’un comité « scientifique », responsable du contenu du nouveau musée de Tervuren, sombre dans l’imagerie anti-coloniale, anti-belge et anti-homme-blanc, lève des questions sur ses compétences. Mais qu’en plus, ce comité ait écarté tout défenseur d’une opinion à contre-courant, est totalement inadmissible et relève d’une démarche non-scientifique.

L’Union Royale belge pour les Pays d’Outre-Mer (Urome) a fait connaître ses craintes de dérives au nouveau directeur du musée. Il s’agit pas moins de dénoncer une « présentation basée sur une lecture révisionniste anti-coloniale », basée sur des calomnies, telles que l’affaire des « mains coupées » et du prétendu génocide effectué par les Belges, avec l’aval de Léopold II.

La vérité n’est pas au musée

Par ailleurs, les responsables du musée ont cru bon de donner carte blanche au Comraf (Comité de concertation des diasporas africaines), une association qui se présente comme représentante du peuple congolais. Personne ne sait d’où le Comraf tient sa légitimité de « représentant ». En tout cas, il se compose de personnes non-élues et très actives dans le domaine de la culpabilisation des Belges à l’égard du Congo.

L’Urome a opportunément publié un fascicule dans lequel se retrouvent des vérités absentes au musée de Tervuren. L’oeuvre des Belges au Congo mérite le respect et certainement le respect de la vérité.

La place nous manque pour passer en revue tous les mensonges à propos du Congo belge (son drapeau, ci-dessus). Nous aurons l’occasion d’y revenir plus tard.

Il n’y a pas eu de génocide au Congo

Le politiquement correct répète sans vérifier le mensonge lancé par les Anglais contre la présence des Belges au Congo (territoire que les Anglais convoitaient) : le génocide.

L’Urome cite un auteur d’époque : Frederick Starr, anthropologiste américain qui séjourna 13 mois au Congo, afin de vérifier les propos d’Edmund Dene Morel (1873-1924), initiateur des campagnes de calomnies contre Léopold II et les Belges.

Starr constata que les récits de Morel était d’infâmes affabulations, destinées à servir les ambitions anglaises sur la colonie belge. Il les dénonça dans son livre « The Truth about the Congo » (1907), jamais pris en compte par le politiquement correct.

A l’arrivée des Belges, il se révélait impossible d’établir le chiffre exact de la population congolaise. Cela variait de 11 à 29 millions (le chiffre avancé par Henry Morton Stanley).

Aujourd’hui, suite aux mensonges des révisionnistes, il semble acquis que Léopold II et les Belges seraient responsables d’un « génocide » évalué à 10 millions de morts.

Rien, pas la moindre preuve n’établit ce chiffre. Ce qui est vrai, c’est qu’à l’arrivée des Belges, la population était décimée par la variole et la maladie du sommeil. Elle était affaiblie par les famines dues aux déportations esclavagistes par les Arabes et les chefs coutumiers. C’est ce qu’établit une commission internationale d’enquête, en 1904.

Mais si les Belges avaient tué 10 millions de Congolais, comment explique-t-on le fait avéré suivant ? En 1960, à la veille de l’indépendance, la densité de population au Congo était de 4,4 habitants par km2, alors que cette densité était de 1,9 habitants au km2, ailleurs en Afrique (et notamment au Congo Brazzaville, colonie française).

On comprend encore moins comment 14.000 soldats (la force armée sous Léopold II) auraient pu exterminer 10 millions d’âmes sur un territoire grand comme 80 fois la Belgique. Si cela avait été le cas, la population congolaise n’aurait jamais pu retrouver une densité de 4,4 habitants au km2, en 1960 !

Ce qui nous autorise à poser la question qu’évitent les révisionniste du musée de Tervuren : que se serait-il passé s’il n’y avait pas eu la colonisation du Congo ?

 

D.K.

 

 

 

 

 

 

 

 

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