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De passage à Bruxelles, Tobias Andersson (23 ans) nous a accordé un entretien à propos de son travail de parlementaire suédois. 

Le parcours de Tobias Andersson coupe le souffle. Depuis sa première élection au niveau local, sous la bannière du parti des Démocrates suédois, en 2012, il n’a guère perdu son temps.

 

En 2014, il devenait responsable des jeunes, avant de prendre la tête du mouvement, en 2015. A la suite des élections de 2018, il faisait son entrée au parlement national, à Stockholm.

Son parti se signale, entre autres propositions, par une volonté de raffermir la politique migratoire, en Suède.

« Nous avions beaucoup d’espoir, confie-t-il. Le précédent gouvernement avait maîtrisé la pompe aspirante des migrants, mais les socialistes au pouvoir actuellement ont rouvert les portes. »

Qu’est-ce qui a déclenché cette politique suédoise aboutissant à un remplacement de populations? 

T.A. : La Suède a voulu devenir la super-puissance de l’humanitaire. Elle n’est ni une puissance militaire, ni une force économique. L’humanitaire est dans les gênes des Suédois et nous nous sommes pris pour les champions de ce secteur. Lorsque cette politique a été implémentée, ses promoteurs étaient loin de prévoir les catastrophes que des mesures de charité allaient entraîner.

La Suède a présenté plusieurs images successives d’elle-même : dans les années 1950/1960, les étrangers l’identifiaient aux grands films d’Ingmar Bergman et y voyaient le paradis de la libération sexuelle ; vingt ans plus tard, c’était la patrie d’Abba… Actuellement, on est frappé par des images de violences, d’islamisation incontrôlée, de communautarisme exacerbé. Qu’en est-il vraiment ?

T.A. : Ce n’est guère brillant ! Les zones de non-droit se sont multipliées en quelques années. Ce sont des lieux identifiables aux abords des grandes villes (Stockholm, Malmö, Göteborg…) – en fait toutes les villes de plus de 100.000 habitants sont touchées. Nous comptons plus de 60 zones de non-droit.

Dans la vie quotidienne, cela se passe comment ? 

T.A. : La police rechigne à y intervenir – mais aussi les services tels que les pompiers, les ambulances. Lorsqu’une patrouille de police y pénètre, c’est toujours accompagnée de deux véhicules : le premier pour les policiers en intervention, le second, pour les protéger…

Avez-vous décelé des financements étrangers qui développent et durcissent ces zones de non-droit ? 

T.A. : Il y a non seulement les financements venus de l’étranger, mais on relève surtout une symbiose entre le religieux et la criminalité. L’argent de la drogue entretient un vaste réseau de complicités. Cela contribue à maintenir des populations dans une sorte de terreur et dans leur soumission aux islamistes. A cela, il faut ajouter le laxisme et la lâcheté des partis politiques dirigeant le pays à tour de rôle. Je désigne par là les partis traditionnels qui, longtemps, ont fait de la surenchère dans l’humanitaire. Mon parti, Les Démocrates suédois, n’est absolument pas anti-islam. Nous respectons les convictions de chacun et les musulmans ont le droit d’exercer leur religion. Mais il est intolérable de céder aux extrémistes islamistes.

Pouvez-vous donner des exemples ? 

T.A. : Je pense aux mutilations génitales, imposées aux femmes; Mais aussi les mariages forcés de mineures. Et l’embrigadement de la jeunesse; Ce sont des dangers très difficiles à combattre. Ainsi, nous combattons les mariages avec des mineures d’âge, parfois des enfants impubères. Nous avons remarqué que, face aux interdictions ou poursuites légales, les mariages étaient arrangés à l’étranger et le couple nouvellement marié revenait en Suède.

 

Et que font les autorités ? 

T.A. : Presque rien. Ou alors, des gaffes. D’ordinaire, les autorités se dissimulent derrière les décisions de la Communauté Européenne qui nous seraient imposées. Ainsi, la Commission Européenne veut baisser l’âge du consentement sexuel – tout bénéfice pour les amateurs de mariages adultes-enfants. On a vu des instances officielles suédoises diffuser des brochures explicatives pour bien réussir un mariage entre un adulte et une enfant !

Cela ne révolte-t-il pas les Suédois de souche ? 

T.A. : La Suède comporte des centres urbains, mais aussi de nombreux espaces ruraux, avec des communautés vivant dans l’ignorance de ce qui se passe dans les grandes villes. Et même dans ces dernières vivent des gens qui ne sont pas touchés par les excès des zones de non-droit. Il y a là un aveuglement dangereux. Ce sont surtout les classes populaires qui souffrent; A ses débuts, l’immigration permettait de surpeuplé le marché de l’emploi et diminuer les salaires, mais aujourd’hui, c’est un phénomène très difficilement contrôlable.

Notamment à cause du regroupement familial ? 

T.A. : Certainement. En 2015, 163.000 personnes sont venues en Suède sous elle régime du regroupement familial. Par la suite, le gouvernement a voulu durcir les conditions de ces regroupements. Mais l’actuel gouvernement socialiste a supprimé ces mesures et c’est à nouveau le tout venant…

Vous avez aussi vos djihadistes ? 

T.A. : Il y en a 300, identifiés, mais en réalité, ils sont plus nombreux. Pas une une seule condamnation n’a frappé les returnees. Certains d’entre eux, blessés au combat en Syrie ou en Irak, revenaient se faire soigner en Suède, bénéficiant de tous les bienfaits de notre sécurité sociale… avant de repartir dans les rangs de Daesh ! C’est évidemment inadmissible : ces gens ont choisi leur camp, qui est s’affirme contre le modèle de vie européen et suédois. Il faut les déchoir de leur nationalité suédoise et ne plus les admettre sur notre territoire. Mais pour cela, il faut une volonté politique forte.

A vous entendre, on ne se sent pas très optimiste pour la Suède...

T.A. : Ce serait mal connaître mon parti et son président, Jimmie Akesson ! Nous défendons un programme net sur l’immigration, mais le versant social de ce programme est original et volontariste. Au plan économique, les Démocrates suédois ont bien l’intention de développer des mesures qui se situent dans la meilleure tradition suédoise.

A quand les élections ? 

T.A. : En 2022. Mais le gouvernement actuel est ultra-minoritaire. Qui sait ? Mon parti est prêt à toute éventualité.

 

Propos recueillis par ADK

 

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