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Il y a donc eu 25 ans, ce 7 février 2017, qu’était signé le Traité de Maastricht.union-europeenne

Il y a donc eu 25 ans, ce 7 février 2017, qu’était signé le traité de Maastricht. Une dénaturation du beau traité de Rome de 1957 : la CEE (Communauté économique européenne) était mutée en UE (Union européenne), c’est-à-dire une énorme usine à gaz fédérale.

Avec les résultats mortels qui nous accablent : hausse des prix et du chômage, paupérisation, désindustrialisation, ouverture des frontières aux trafics et à l’immigration, financiarisation et mondialisme, perte d’identité et de repères démocratiques.

Et pour finir (?) le Brexit.

La grande erreur (ou faute) de ce traité fut de nous soumettre, par anticipation, au traité de Marrakech instituant l’OMC (Organisation mondiale du commerce), signé un peu plus d’an après (1994), mais qui était imminent car négocié depuis des années, et au nom duquel il fallait supprimer un des deux piliers historiques fondamentaux de la sage CEE : la préférence communautaire. Une erreur scientifiquement indéfendable, politiquement et moralement scandaleuse. Pour faire croire à un progrès, on proposa aux Français une autre aberration : la monnaie unique ; avec des critères budgétaires tout aussi stupides et désastreux.

C’était le début de l’enclenchement d’un processus de délitement de la France et de la République, mais aussi de l’Europe, qui allait atteindre son apogée avec le viol de la souveraineté du peuple lorsque, en 2008, la caste politique osa transgresser, par le traité de Lisbonne, le rejet référendaire (2005) de la « Constitution européenne ».

Mais, par une prudente anticipation, la caste politique avait (de 2002 à 2007) œuvré pour supprimer de la Constitution le crime de haute trahison… Il faudra, bien sûr, le rétablir et l’étendre à tous ceux qui trahissent la nation.

Alors, que faire ? Un Frexit ? En tout cas, un référendum sur ce sujet qui n’appartient qu’à la nation et à nul autre car, comme l’exprime la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, non seulement « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation »… mais encore « nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément ».

 

Sauf à continuer à violer tous les droits de l’homme (y compris ceux que proclament les Nations unies : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes), il faudra mettre fin à l’Union européenne (ce que dit aussi, à mots couverts, la Pologne) pour revenir à l’esprit du traité de Rome et, comme proposé dans le modèle de traité confédéral de Nicolas Dupont-Aignan, refonder une Europe des nations qui synergise leurs génies au lieu d’étouffer leurs libertés.

Source: http://www.bvoltaire.fr/henritemple/triste-anniversaire-lue,312709

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