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Pour comprendre la décision américaine, il faut lire les déclarations officielles, et surtout éviter les commentaires des médias.

La représentante américaine à l’ONU, Mme Nikki Haley, a été claire : « Ce n’est pas parce que les États-Unis sortent du club que nous ne nous soucions pas de l’environnement. » La raison de la sortie, c’est qu’au centre de l’accord, il y a l’engagement des pays occidentaux à participer au financement du « Fonds vert pour le climat », créé par l’ONU en 2010 pour financer la transition énergétique des pays pauvres et émergents à hauteur de cent milliards de dollars par an d’ici 2020.

Vous avez bien lu : un fonds de cent milliards de dollars par an. Le président Obama avait promis trois milliards pour commencer et en a donné cinq cents millions à la sauvette, deux jours avant de quitter la Maison-Blanche. M. Trump n’accepte pas cette disposition qu’il assimile à « un schéma de redistribution des richesses ».

Pourquoi les Occidentaux en sont-ils arrivés à cet engagement ? Parce que c’était la condition sans laquelle les Chinois et les Indiens, 1er et 4e producteurs de gaz carbonique (CO2), refusaient de faire la moindre concession sur leurs ambitieux programmes de construction de centrales à charbon : très jaloux de leur indépendance et de leur souveraineté, Chinois et Indiens n’entendaient pas se faire dicter leur politique énergétique par les pays développés, qui avaient pollué copieusement la planète au XXe siècle.

En échange des engagements occidentaux, la Chine et l’Inde se sont engagées à réduire, non pas leurs émissions de CO2, mais leur ratio d’émissions de CO2/PIB, ce qui leur laissait tout loisir de poursuivre leurs programmes.

Cependant, après avoir réussi à ne rien promettre de significatif contre des engagements financiers occidentaux très lourds, Pékin et Delhi ont décidé, séparément et souverainement, d’aller très au-delà de leurs engagements, non pas pour obéir à la communauté internationale, mais pour tenter d’échapper à la pollution qui les asphyxie, eux et leurs enfants – élites et décideurs compris. Il faut avoir vécu plusieurs années dans ces deux pays pour comprendre cette évidence : pas besoin de subventions ou de transferts gratuits. L’intérêt bien compris de ces pays les pousse à faire les efforts nécessaires.

 

Et c’est bien le message de Trump : point n’est besoin d’une grand-messe écolo-mondialiste pour que les nations, connaissant leur intérêt, prennent les décisions adéquates. Comme l’a dit Nikki Haley : « Le reste du monde voudrait nous dire comment gérer notre environnement. Chacun, en Amérique, vous dira que nous sommes les mieux placés pour décider ce que l’Amérique devrait faire. »

Source: http://www.bvoltaire.fr/trump-a-denonce-laccord-de-paris/

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