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Depuis plusieurs semaines, les médias atteints du syndrome de la haine de Trump (99% des médias) dénoncent la guerre commerciale des tarifs douaniers déclenchée par Trump, sans comprendre que Trump a tendu un piège aux membres du G7, qui sont tombés dedans la tête la première.

Il est désopilant de lire la médiocre analyse d’Arnaud Leparmentier, le correspondant à New York du Monde, qui n’a pas été foutu de voir que toute cette affaire de « guerre des tarifs » est la stratégie d’un grand négociateur, auteur du best-seller « l’art de la négociation » The Art of the Deal

Trump, en réalité, vient d’exposer l’hypocrisie des dirigeants politiques européens et canadien.

Les membres du G7 étaient venus plaider la cause de leurs pays respectifs. Ils sont arrivés à la réunion en critiquant les tarifs douaniers imposés par le président américain, en lui demandant de ne pas déclencher une guerre commerciale. Vous avez tous lu cela. Ce que vous n’avez pas lu, c’est la réponse du Président Trump parce qu’elle est à l’antithèse des accusations de protectionnisme faites contre lui.

Trump accusé de protectionnisme, demande la liberté totale des échanges à tarif zéro (1)

Le président américain a déclaré qu’il était d’accord pour la fin des tarifs douaniers que les membres du G7 réclamaient. Il leur a dit qu’il ne voulait pas de guerre des tarifs ni de guerre commerciale. Et il leur a offert la fin totale des tarifs douaniers, et aucun média ne l’a écrit, vous ne le lirez que sur Dreuz. Plus aucun tarif douanier, plus aucune barrière douanière non tarifaire, la liberté totale des échanges sans aucune barrière, tarifaire ou non.

 « Pas de tarifs douaniers, pas de barrières – c’est ainsi que cela devrait être. Et pas de subventions. C’est la solution ultime. Je ne sais pas si cela fonctionnerait ou pas, mais j’ai proposé [cette solution] », a déclaré le président Trump lors de sa conférence de presse à Québec samedi avant son départ pour Singapour.

« En d’autres termes, disons par exemple que le Canada à qui les États-Unis paient d’énormes droits de douane sur les produits laitiers par exemple – 270%, personne ne le sait -… nous ne voulons rien payer. Pourquoi devrions-nous payer ?

En fin de compte, a ajouté le président aux membres du G7, c’est ce que vous voulez – vous voulez une [zone] exempte de droits de douane, vous ne voulez pas de barrières et vous ne voulez pas de subventions, parce qu’il y a des cas où des pays subventionnent des industries et ce n’est pas équitable. »

L’hypocrisie des méfias (contraction de médias et mafias) exposée

Trump a donc offert sur un plateau ce que réclamaient les dirigeants européens.

Macron et Trudeau auraient dû célébrer publiquement leur victoire. Les médias auraient dû se réjouir et écrire en gros titre : « Trump a perdu la partie »« Trump cède face au bloc soudé lors du G7 ». Et vous n’avez pas lu cela.

Vous n’avez rien vu, et rien entendu de tout cela, parce que les membres du G7 et les médias mentaient.

Ils n’étaient pas venus pour établir des échanges commerciaux équilibrés et mettre fin au « protectionnisme » de Trump. Ah ils l’ont dit et clamé sur les toits ! Mais ce n’était pas vrai.

Ils ne voulaient pas la fin de la guerre commerciale, ils ne voulaient pas l’annulation des tarifs douaniers, ils voulaient seulement conserver le bénéfice de leurs tarifs douaniers élevés. Ils voulaient continuer à imposer leurs tarifs douaniers aux Etats-Unis, et que les Etats-Unis payent sans rien dire, comme avant. Comme toujours.

Le président Trump les a pris à leur propre piège. Et ils sont repartis penauds. Les médias, heureusement pour Macron, Merkel et Trudeau, ont couvert la gifle qu’ils ont reçue.

Ils n’ont pas publié la proposition du président Trump de faire disparaître les tarifs douaniers, car après l’avoir attaqué pendant des semaines en le traitant de protectionniste, ils se seraient ridiculisés. Dreuz les ridiculise.

Regardez ce passage, rapporté par @TrumpFranceInfo, où Nicolas Doze se plaint de « l’agressivité économique » du président américain :

@sSoumier répond à l’énervement de @NicolasDoze contre l’agressivité économique 🇺🇸 : «Pourquoi parlez-vous d’? Ce n’est que le résultat de notre faiblesse. Ils vont au bout de leurs convictions sur l’🇮🇷 avec leurs armes économiques.»

Doze n’est pas un mauvais analyste, je l’ai entendu, sur l’économie, tenir des propos très cohérents. Mais comme me le concédait récemment Eric Zermmour, il ne dispose, et c’est tragique concernant Trump, que les sources d’information qui haïssent Trump et il en tire les mauvaises conclusions. Je parie que ni Doze ni Zemmour ne sont informés des propositions de Trump dont je vous parle ici !

Conclusion

Très tôt dans ma vie, mon père me disait qu’on ne fait pas d’un bourrin un cheval de course, ce qui veut dire qu’on ne peut pas demander à des idiots de comprendre les gens intelligents. J’ignorais alors que cela s’appliquait si bien aux journalistes parce que les journalistes, tels que je les voyais, avaient un beau vernis, l’éloquence de l’écriture, l’aisance de la parole, et cette pointe de dédain qui cache si bien leur bêtise.

Les journalistes des grands médias, qui de leur belle plume superficielle loupent l’essentiel des moments uniques que nous vivons, ne sont évidemment pas capables de comprendre la logique des affaires où Trump est un grand maître, et les tarifs douaniers entrent pile-poil dans cette logique, après avoir été traités pendant des décennies au travers du filtre de l’idéologie politique. Je disais hier à Guy Millière qu’il aura fallu le contraste d’un Trump pour mieux voir la vacuité et l’hypocrisie d’un Macron, d’une Merkel et d’un Trudeau. Il est certain qu’avec Hillary Clinton la menteuse, l’harmonie aurait été parfaite.

JEAN-PATRICK GRUMBERG

Source: https://www.dreuz.info/2018/06/11/trump-prend-le-g7-a-son-propre-piege-et-propose-la-fin-totale-des-tarifs-douaniers-macron-trudeau-et-merkel-refusent-et-repartent-mortifies/

PS Lorsque le président Trump réclame que la Russie soit réintégrée au G7, les commentateurs concluent à tort que Trump voit la Russie d’un bon œil. Ils se trompent. Trump considère la Russie comme un des ennemis de l’Amérique, mais un ennemi qu’il est anormal de traiter plus mal que l’autre grand ennemi, un plus grand ennemi de l’Amérique encore, qui lui vole ses brevets et sa propriété intellectuelle, la Chine.

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