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La presse officielle belge relaie complaisamment ce mercredi matin les protestations de toute la gauche américaine et du président Obama lui-même contre le président Donald Trump. Qu’a « encore » fait Trump pour provoquer l’ire de ses « amis » de CNN, du Washington Post et du New York Times ?Il a décidé de mettre fin au programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals) mis en place par Barack Obama.

Manifestation pour le maintien du progrmme DACA, autorisant les enfants illégaux de migrants illégaux de rester aux USA: une décision d’Obama…

Depuis 2012, cette mesure permettait aux jeunes sans-papiers (donc illégaux assumés par leurs parents, illégaux eux-mêmes et faisant ou pas l’objet de mesures d’expulsion) de continuer à vivre, étudier et travailler en Amérique. Obama se mettait avec ce programme en infraction avec les lois américaines. Peace and love !

Et la presse de geindre que ce sont donc aujourd’hui des centaines de milliers de jeunes qui risquent l’expulsion. Et bien oui !

Justice pour les migrants ? Vous voulez dire l’expulsion des migrants illégaux? D’accord.

Il faut dire  que les Etats Unis étaient très attentifs. Toutes les caméras étaient braquées sur la Maison Blanche et la question posée à chaque sortie. Sans surprise, Trump a annoncé, par la voix de son ministre de la Justice Jeff Sessions, qu’il mettait un terme au programme DACA.

« Nous ne pouvons accepter tous ceux qui voudraient venir ici, c’est aussi simple que cela », a simplement justifié Jeff Sessions, tout en dénonçant la décision « unilatérale » prise par Barack Obama à l’époque. Pour le ministre de Trump, « ce n’est pas faire preuve de compassion que de ne pas appliquer les lois sur l’immigration… appliquer la loi permet de sauver des vies et de protéger les communautés et les contribuables ».

Avec DACA, les enfants arrivés illégalement avec leurs parents illégaux sur le territoire américain se voyaient octroyer un permis de séjour de deux ans, renouvelable sans limites. Il suffisait d’avoir moins de 16 ans à leur arrivée et aucun antécédent judiciaire. Ce qui leur permettait donc de continuer à vivre, étudier et travailler aux États-Unis, sans limite dans le temps, et de demander ensuite une régularisation.

La mesure amènera normalement l’expulsion de centaines de milliers de jeunes illégaux, surtout d’Amérique centrale et du Sud. Aucune nouvelle demande d’affiliation au programme ne sera plus acceptée. Normal.

A Washington, les Démocrates sont déchaînés, Des voix républicaines se sont mêlées au concert. Pour les politiques opposés à la décision de Trump, « il ne faut pas tenir les enfants pour responsables des actes illégaux de leurs parents ». Pour les partisans de Trump, les parents sont responsables de leurs enfants mineurs, pas les Etats-Unis d’Amérique.

Obama, champion de la démagogie: la loi américaine est « cruelle »? Dommage, mais une loi, ça s’applique.

Barack Obama a posté hier soir un message réputé « poignant » sur Facebook (liké plus d’un million de fois) : « ce sont des jeunes qui ont grandi en Amérique, des enfants qui étudient dans nos écoles, des jeunes qui entament leur vie professionnelle, de patriotes qui s’engagent à respecter notre drapeau ». Obama trouve le traitement voulu par Trump « cruel ». Rien de moins !

Mais ces protestations vont certainement renforcer l’opinion des électeurs de Trump et de cette « majorité silencieuse » qui trouve que la loi, c’est la loi, et qu’il n’y a pas de raisons d’y déroger ou de laisser les enfants des illégaux rester aux Etats Unis aux frais des Américains.

Les Démocrates et la gauche militante a organisé de nombreuses manifestations dans les grandes villes, de New York à la Silicon valley et San Francisco, de Chicago à Los Angeles. On peut être sûr que Trump maintiendra sa décision d’obliger le programme DACA à fermer boutique. Une bonne chose.

C.T.

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