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SIAMU. Un scandale de plus dans le paysage bruxellois. Comme toujours, quelques profiteurs haut placés en ont profité pour détourner à leur profit personnel l’argent des contribuables. Cette fois, les magouilles concernent la sécurité de chacun d’entre nous. Les pompiers lancent un cri d’alarme. Un appel au secours que nous vous livrons intégralement.

 » Il vous faut savoir que le personnel du SIAMU est fatigué, désespéré et au bord de l’explosion du fait des agissements de personnes se considérant comme des seigneurs sur leurs terres. Une pression psychologique énorme a été imposée depuis quelques années à un personnel démuni, qui a perdu toute confiance en sa direction, son syndicat et à leurs représentants politiques.

 » De plus en plus de décisions unilatérales et sans fondements sont prises et imposées par la technique du « fait accompli », sans aucune concertation ni même consultation – et ce, sans aucun retour en arrière possible, même lorsqu’il est prouvé et démontré mathématiquement qu’une décision n’est pas adaptée. Brimades et pressions sont monnaie courante sur le personnel essayant de défendre désespérément ses droits.

 » Des casernes sont laissées à l’abandon. Les entretiens minimaux ou mises aux normes n’y ont jamais été effectués mais, pourtant, du personnel y est toujours de garde, tous les jours et 24h/24. Fuites de gaz, d’eau, court-circuits, chutes de matériaux et toiture qui fuit sont des situations habituelles dans ces postes. Pourtant ces officiers seraient prêts à interdire l’accès à une habitation pour seulement la moitié des problèmes rencontrés dans ces casernes.

 » Des achats de nouveaux matériels d’interventions nous sont très souvent présentés et pourtant, 3, 4 ou 5 ans après, nous n’en disposons toujours pas. En insistant un peu, on apprend qu’ils ont disparu.

 » Du matériel en test par le personnel et clairement identifié comme « ne correspondant pas à notre utilisation » est systématiquement choisi par notre direction sans prendre en compte notre analyse de terrain (défibrillateurs, sacs d’interventions ambulances, etc).

 » D’importantes quantités de vêtements et de chaussures de tailles ne correspondant à aucun membre du personnel sont commandées, alors que la taille de chaque agent est clairement identifiée dans son dossier.

 » Des licenciements abusifs et illégaux sont infligés aux personnes qui « dérangent ».

 » Des attitudes scandaleuses, odieuses et perverses sont utilisées contre des membres du personnel handicapé ou qui ont eu un accident de travail.

 » Des mutations de personnel obligatoire sans explications légitimes, sans demander l’avis de l’agent et sans prendre sa situation personnel en compte sont imposées sans possibilité de discussions.

 » Des modifications d’horaire de travail sont mises en place sans concertation, ni consultation avec le personnel qui se voit affublé de garde de 24h, parfois de 12 mais qui redeviennent 24h au bon vouloir de ces officiers.

 » Des recyclages extrêmement coûteux, obligatoires et dépassant la réglementation mise en place par le Fédéral sont imposées avec sanctions pour l’agent qui ne s’y conformerait pas.

 » Des nombreux conflits d’intérêts, à peine voilés, apparaissent, notamment dans l’organisation des recyclages précités, mais aussi dans les tests physiques de type VO² max imposés et bizarrement organisés par l’organisme de contrôle Attentia, avec l’aval de certains officiers, tous les 2 ans – alors que le Fédéral préconise ce test tous les 3 ans. Et non, ce n’est pas pour le bien de son personnel, comme ils veulent le faire croire. Ces tests et recyclages coûtent beaucoup d’argent et une partie de cet argent arrive dans quelques poches de personnes hautement gradées du SIAMU.

 » De nombreuses décisions inadaptées, voire aberrantes, comme par exemple la décision récente de diminuer le nombre d’ambulances, alors que ce service représente +/- 80% de nos interventions, sous prétexte d’un manque de personnel. Ce qui augmente donc la charge de travail déjà énorme pour le personnel de ce service, alors que d’autres services, moins essentiels, auraient pu être supprimés sans avoir d’impact majeur sur le personnel. Et pourtant, malgré le manque de personnel, on envoie du personnel pour des formations « essentielles », en Suisse, pendant une semaine entière.

 » Nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes soumis à ce genre de commandement autoritaire et totalitaire. Nous effectuons notre difficile travail avec sincérité et conviction, nous côtoyons la misère et la mort chaque jour, pendant les attentats du 22 mars, et malgré cette ambiance de travail délétère organisée par ces officiers dictatoriaux, nous avons prouvé, à notre niveau, notre dévouement et notre efficacité dans les situations difficiles. Malheureusement nous ne trouvons nulle part oreilles attentives à nos S.O.S. Nous pensons que nous méritons y avoir droit, entre nos interventions lorsque nous sommes en caserne, a un environnement de travail sain et serein afin d’être psychologiquement prêt pour la difficile intervention suivante.

 » Aujourd’hui, ce sont les pompiers qui vous adressent un appel aux secours. »

Inutile d’ajouter que le Parti Populaire soutient le travail et l’action des pompiers, à Bruxelles et dans tout le pays. Il a même inscrit à son programme une revalorisation de ce métier exemplaire.

Merci, les gars !

 

A.D.

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