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Les négociateurs des deux partis italiens populistes, Lega et M5S (Mouvement 5 Etoiles) arrivent tout doucement à un accord de gouvernement pour l’Italie. Le populisme, c’est écouter les attentes et les souffrances du peuple – et non pas un avatar du fascisme, comme essaient de nous le faire croire les bienséants. Du côté de l’Europe, c’est cette dernière interprétation qui prévaut. Et déjà les entreprises de sabotage du futur gouvernement italien sont dans les starting blocks.

Ces élections concernent aussi les Wallons et les Bruxellois. Plusieurs mesures réclamées par les deux partis, qui dirigeront l’Italie, rejoignent les points du programme du PARTI POPULAIRE. Il existe aussi des divergences et des particularités régionales.

1. FISCALITE.

Payez moins mais payez tous » L’Italie fait partie, comme la Belgique, du team des pays les plus voraces en impôts – la Belgique se classe en 3ème position des pays où le citoyen est le plus taxé au monde ! Le futur gouvernement italien propose une imposition à 15 ou 20 %, selon les revenus. Les entreprises seraient taxées à 15 %. Cela promet un manque à gagner colossal pour les finances de l’Etat. Mais la Ligue et M5S promettent de maintenir ce cap sans ruiner l’Etat.

Plus réaliste, le PARTI POPULAIRE propose : 0 % jusqu’à un revenu de 20.000 euros annuels ; 25 % de 20.001 à 40.000 euros ; 35 % au-delà, et 15% pour les entreprises.

2. LUTTE CONTRE LA PAUVRETE. Le mouvement M5S a promis d’établir, dès 2020, un « revenu citoyen » de 780 euros par mois pour les chômeurs et les seniors pauvres. Une mesure qui pourrait coûter entre 17 et 38 milliards d’euros. C’est sans doute irréaliste, mais la Lega et M5S assurent de pouvoir réaliser cet objectif.

Le PARTI POPULAIRE ne croit pas au revenu universel, appliqué et déjà abandonné en Finlande. Il lui préfère une diminution et une meilleure gestion des dépenses de l’Etat. Les travailleurs seront privilégiés par rapport aux allocataires sociaux de longue durée. A un Etat omniprésent, le PARTI POPULAIRE préfère une société solidaire.

3. IMMIGRATION. Un centre pour augmenter les expulsions de migrants verra le jour

dans chaque région italienne. Le nombre de places gratuites dans les crèches sera augmenté et réservé aux familles italiennes. Les mosquées non agrées seront fermées. Les prédications devront être prononcées en italien.

Le PARTI POPULAIRE partage cette dernière exigence. Ses propositions peuvent se résumer dans les points suivants : l’islam radical n’a pas sa place chez nous ; la charia est incompatible avec nos valeurs ; pas de signes religieux au travail ou à l’école ; expulsion des prêcheurs de haine. Il va de soi que les djihadistes ne reviendront pas en Belgique.

4. JUSTICE ET SECURITE. Une loi renforçant la légitime défense à domicile. Les peines de prison pour vols et violences sexuelles seront renforcées.

Le PARTI POPULAIRE partage l’opinion que le droit à la légitime défense ne doit plus être bafoué par les juges. Il faut pouvoir se défendre contre ceux qui violent un domicile ! Il convient aussi d’appliquer une politique de « tolérance zéro » à l’égard des criminels. Le PARTI POPULAIRE va plus loin que les populistes italiens, puisqu’il prévoit l’élection des juges par les citoyens, tous les cinq ans.

5. POLITIQUE ETRANGERE. L’intérêt national guidera la diplomatie italienne – c’est ce que l’on appelle le souverainisme. L’Italie appliquera la non-ingérence dans les affaires des autres Etats. Toujours membre de l’OTAN, l’Italie se réservera l’opportunité de se rapprocher de la Russie qualifiée de « partenaire commercial et économique de premier plan ». Cela passe par un appel à la levée immédiate des sanctions appliquées par l’Union Européenne.

Le PARTI POPULAIRE affiche son euro-scepticisme à l’égard de la manière dont l’Europe est actuellement dirigée. Mais il croit en une Europe rendue aux citoyens, seule condition pour réaffirmer la force économique de l’Europe dans le monde. Il est temps d’endiguer le sentiment anti-russe distillé par les élites européennes, qui ne tiennent pas compte de véritables besoins des peuples européens.

Bien évidemment, l’éventuelle réussite de la nouvelle expérience italienne ne fait pas que des heureux. Les mises en garde catastrophistes de la Commission européenne Juncker en témoignent. Le monde financier européen complote et annonce un « nouveau scénario grec », faisant allusion à la grave crise qui frappa la Grèce, en 2008. La moindre annonce non-orthodoxe des négociateurs de la Lega et de M5S fait vaciller la bourse de Milan. Les « experts » rappellent que la dette de l’Italie représente plus de 130 % de la richesse nationale – ce sont souvent les mêmes qui n’ont pas vu venir la crise de 2008 et encourageaient les Etats à s’endetter. Une dette de 130 % est énorme et dangereuse pour l’Europe et pour l’écheveau européen. Encore faudrait-il que les lanceurs d’alerte marquent une aussi grande sévérité à l’égard des pays surendettés et considérés, nonobstant, comme de bons élèves européens… parce qu’ils pensent comme il faut.

On le voit : il existe de larges convergences d’idées entre le PARTI POPULAIRE et le gouvernement qui se prépare en Italie. Ce qui se passe dans la patrie de Dante et de Boccace rejoint ce qui se passe dans les pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Tchéquie, Slovaquie, Pologne) qui ont adopté des politiques populistes lucides. Comme le PARTI POPULAIRE, en Belgique.

F.M.

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