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C’est une belle victoire qu’a remporté votre Peuple bien aimé. Nous avons été les premiers à révéler la vérité sur le cumulard (conseiller communal à Bruxelles et parlementaire bruxellois) Sevket Temiz (MR passé au PS), ses accointances avec l’extrême droite turque, ses déclarations niant le génocide arménien et l’étrange impunité dont il profite, soutenu par l’ensemble du PS. Ce dernier, Philippe Close (bourgmestre de Bruxelles) en tête, voulait l’imposer à la tête de l’hôpital Brugmann. Le tollé, déclenché par l’article du Peuple a brisé la méchante petite combine : Temiz « retire sa candidature » – autrement dit : les manigances du PS ont échoué. Reste à surveiller : que recevra Temiz en compensation de cet échec et qui le PS va-t-il imposer chez Brugmann ?  

A Bruxelles et dans le PéheSistan, tout fonctionne avec des cartes. Et de préférence avec l’une d’entre elle. Un qui a compris le jeu, c’est Sevket Temiz, né à Ishakusagi, en Turquie. Il était MR, il est passé au PS, en 2008. Récompense : il était sur le point d’être nommé à la tête d’un des plus grands hôpitaux bruxellois. Touchante histoire. Mais il y avait un problème…

Conseiller communal PS à Bruxelles, depuis 2006 (l’année même où il a trahi le MR), Sevket Temiz, élu en Belgique, n’en a pas moins voulu « finaliser son service militaire » en Turquie. C’était en 2009.

Il en profité pour nier publiquement le génocide des Arméniens – et pas qu’un peu : dans des déclarations nombreuses à la presse ! Le 4 avril 2012, il a voulu rendre hommage à la mémoire d’Alparsian Türkes, colonel turc fondateur du MHP (Milliyetçi Hareket Partisi – Parti de l’Action Nationaliste), un mouvement fasciste, xénophobe et négationniste – rien que ça !

Cette même année 2012, il a fait l’apologie de Ziya Gökalp, un sociologue turc, opposé à la participation des minorités dans la vie politique turque.

C’en est à tel point qu’on se demande si ce cumulard (conseiller communal et parlementaire bruxellois, depuis 2014) n’est pas plus actif bénévolement en Turquie que dans ses activités à la ville de Bruxelles et au « parlement » bruxellois, où il est grassement payé par le contribuable belge.

Une petite recherche nous a appris qu’en 10 mois de 2017, le député bruxellois Sevket Temiz a posé… 5 questions. Des sujets essentiels : l’absence d’un abribus ou « les feux de signalisation et ronds-points et impact sur la mobilité ».

Cela fait cher la question, tous les deux mois : à raison de 39.200 euros bruts mensuels, cela fait 15.680 euros la question. Même Win for Life ne vous propose pas une vie aussi scandaleusement enrichissante !

Côté compétences, ce Sevket de Bruxelles avoue une piteuse candidature en sciences administratives – même pas une licence. C’est pourtant lui que le PS a désigné pour diriger un hôpital totalisant 854 lits pour 2.330 personnels soignants, gérant 263.200 journées d’hospitalisation.

Il est vrai que le PS n’est pas trop regardant sur la qualité de ceux qu’il enracine aux bonnes petites places. C’est au PS que nous devons d’immenses gestionnaires intègres, tel Yvan Mayeur, Pascale Peraïta, Faouzia Hariche (ha ! faire son beurre aux Cuisines bruxelloises ! Tiens, où en est l’enquête ?), sans oublier Emir Kir, d’origine turque comme Sevket Temiz et tout aussi négationniste du génocide contre les Arméniens !

Philippe Close, en charge des hôpitaux de la ville, avait annoncé avec fracas un « nouveau PS » et de « nouvelles habitudes de gouvernance ». Le Parti Populaire subodorait un coup médiatique. C’en était un. Et le PS continue comme avant…

F. Molnar

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