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Le steak de braconnier semble devenir le caviar des lions, en Afrique du Sud. L’histoire est récente (révélée sur le site Sciences et Avenir, le 5 juillet) et vaut la peine d’être racontée.

Ils étaient quelques braconniers (leur nombre exact n’est pas précisable – voir plus bas) partis tuer des rhinocéros et leur arracher la corne, destinée à être envoyée en Chine ou au Vietnam. Là-bas, la médecine traditionnelle a trouvé des vertus thérapeutiques (et érotiques) à cet appendice tant convoité.

Il reste 5 000 rhinocéros noirs sur le continent africain, dont près de 1 900 en Afrique du Sud. Le pays abrite aussi quelque 20 000 rhinocéros blancs, soit 80% de la population mondiale. Ce qui n’empêche pas les braconniers d’en abattre quelques milliers tous les ans.

Certains d’entre eux auraient mieux fait de rester chez eux. Espérant avoir débusqué une famille de rhinocéros, nos braconniers sont tombés nez à crinières avec un groupe de lions, qui cherchaient justement un resto pour se sustenter.

Ils ne s’attendaient pas à un service de livraison à domicile. Ils ne furent pas longs à se jeter sur ces gigots vivants qu’ils dévorèrent à belles dents. N’ayant trouvé personne pour faire la vaisselle, les nobles félins abandonnèrent quelques reliefs du repas et s’en furent pour une promenade digestive.

Nick Fox, le responsable de la réserve, en est resté bien perplexe : « Nous ne connaissons pas le nombre de lions. Mais celui des braconniers non plus. Nous avons retrouvé des lambeaux de vêtements qui pourraient habiller trois personnes, mais cela ne nous donne qu’une indication… »

Morale de l’histoire : la corne de rhinocéros guérit peut-être les Chinois, mais elle ne porte pas chance aux braconniers.

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