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Le Premier ministre conservateur hongrois Viktor Orbán poursuit sa politique nationaliste, bien mieux comprise par les Européens qu’au début de l’invasion migratoire, malgré le feu nourri des media traditionnels…

Alors que la Hongrie renforce les mesures destinées à endiguer les flux de migrants, son Premier ministre propose l’asile aux Européens de l’Ouest.

Le Premier ministre conservateur hongrois Viktor Orbán poursuit sa politique nationaliste et se voit renforcé dans sa détermination à lutter contre le mondialisme par l’élection de Donald Trump aux États-Unis ainsi que par le rapprochement survenu entre la Hongrie et la Fédération de Russie dirigée par Vladimir Poutine.

La Hongrie a recruté de nouveaux gardes-frontières et poursuit le renforcement de la barrière, construite sur le flanc sud du pays à la frontière magyaro-serbe, visant à endiguer l’arrivée de migrants. Viktor Orbán a déclaré, le 13 janvier 2017 devant des gardes-frontières lors d’une cérémonie, que « les principes des droits de l’homme ne prescrivent nulle part le suicide national ».

Le 23 janvier 2017, lors d’un discours tenu à la conférence Lámfalussy à Budapest, le dirigeant hongrois a estimé que les temps ont changé : après la chute du communisme à l’Est en 1989-1991, le monde est devenu unipolaire durant deux décennies avant de retrouver une nouvelle bipolarité, cette fois marquée non plus par l’opposition entre le communisme et le capitalisme, mais par la lutte entre le mondialisme et le patriotisme. Il a ajouté que la phrase la plus importante du discours d’investiture de Donald Trump n’est pas « l’Amérique d’abord », comme souvent relaté, mais « chaque nation a le droit de placer ses intérêts en premier ». Selon lui, le fait que Donald Trump énonce ouvertement ce principe constitue un changement fondamental de paradigme car, auparavant, aucun président des États-Unis n’avait prononcé une telle phrase. Il s’agit, toujours selon le Premier ministre hongrois, d’une bonne nouvelle car, autrefois, un dirigeant de pays ne pouvait pas dire, à cause de la pression internationale, qu’il désirait placer son pays en premier lors de prises de décision. Cette situation anormale est désormais terminée et Viktor Orbán estime que la Hongrie a reçu, par conséquent, l’autorisation de la première puissance mondiale de placer ses intérêts d’abord. Il déclare qu’il s’agit d’un grand cadeau.

Lors de son dix-neuvième « Discours sur l’état de la nation » prononcé ce vendredi 10 février 2017 à Budapest, Viktor Orbán a mis en avant le fait que les sociétés ouvertes, le politiquement correct et la police de la pensée, qui se sont établis en Europe de l’Ouest et outre-Atlantique, sont désormais rejetés par les peuples de ces pays ; la Hongrie ayant été le premier pays qui, dès 2010, a ouvert la voie.

 

Il a ajouté que les gens sont fatigués de l’arrogance de l’élite mondialiste et de sa promotion agressive d’utopies et indiqué :

« Bien entendu, nous accepterons les vrais réfugiés : Allemands, Néerlandais, Français, Italiens, responsables politiques ou journalistes effrayés, chrétiens contraints de quitter leur patrie, qui veulent retrouver chez nous leur Europe qu’ils ont perdue chez eux. »

​‌Il conclut : « Nous avons été longtemps les moutons noirs de l’Europe et, maintenant, nous sommes devenus une success story
 
 

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