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Effondrement massif, chaussée de Louvain, à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles), ce 7 septembre. Plus de 200 personnes évacuées, voie de chemin de fer bloquée jusqu’au 18 septembre, embarras de circulation pour une date indéterminée – après les tunnels qui s’effritent, la région bruxelloise paie à nouveau les conséquences de l’amateurisme et des combines des partis traditionnels. Il est urgent d’envoyer paître les parvenus et d’opter pour des idées nouvelles et des élus de qualité !

Après les écroulements, rue du Cornet à Etterbeek, rue du Cardinal Mercier et rue Stevin à Bruxelles-Ville, avenue Roosevelt à Ixelles, celui, massif, de la chaussée de Louvain démontre, si besoin en était encore, que la Région bruxelloise s’écroule. Au propre et au figuré.

Yvan Mayeur est toujours le président de Vivaqua…

Comment pourrait-il en être autrement ? Les éboulements sont la conséquence d’un manque d’entretien flagrant du système de distribution et d’évacuation des eaux. Techniquement, on appelle ça des « problèmes d’égouttage ». Le sous-sol bruxellois est de plus en plus poreux. Encore un effort, et la capitale de l’Europe tombera sous le niveau de la mer !

Le responsable ? Vivaqua, la société en charge de la distribution des eaux. S’il faut saluer le travail du personnel, de plus en plus sur la brèche et ne comptant pas ses heures, il n’en va pas de même des « responsables » de cette société.

Vivaqua, c’est l’intercommunale dont le président est toujours Yvan Mayeur ! Démis de ses fonctions, après le scandale du Samusocial, il sera remplacé par une autre socialiste : Faouzia Hariche (photo de tête). Cette élue bruxelloise possède la qualité extraordinaire de transformer tout ce qu’elle touche en catastrophe.

Son incompétence, elle l’a démontrée à l’échevinat de l’enseignement de la ville. Autrefois réputé pour son excellence, ce dernier est tombé dans les abîmes du classement. Qu’il suffise de constater combien est présente la radicalisation islamiste à l’Institut des Arts et Métiers, à l’Institut néerlandophone Funck-Anneessens (d’où est parti un des terroristes de Paris, en novembre 2015), aux athénées Léon Lepage et Bockstael. Cerise sur le gâteau, Faouzia Hariche ne pipe pas un mot de néerlandais, après 12 ans à la tête de l’enseignement flamand bruxellois – vive la compétence !

Aux Cuisines bruxelloises, qui servent le brouet quotidien dans les écoles, hôpitaux et maisons de repos dans la ville, cette même Hariche fait l’objet d’une enquête sur des jetons de présence attribués à la légère. Quant aux hautes fonctions qu’elle va prendre chez Vivaqua, on sait déjà qu’elle ne connaît rien aux dossiers.

Bastion socialiste, Vivaqua compte aussi une directrice, Laurence Bovy, dont la principale qualité est d’avoir sévi au cabinet de Laurette Onkelinx.

Quand il s’est agi de choisir un directeur de Vivaqua, il a été fait appel à un cabinet de chasseurs de têtes, Egon Zehnder – dont coût : 50.000 euros d’argent public.

Laurence Bovy, la moins bien classée, choisie quand même dans une procédure-bidon, parce qu’elle est une âme damnée du PS

Trois candidats : Luc Lallemand, jugé excellent ; Olivier Lagneau, nanti de la mention « très bon ». Bovy n’arrivait qu’à la troisième place, avec une minable note « bon ». C’est pourtant elle qu’a choisi le jury « indépendant » (selon Mayeur) !

Et comme il n’a jamais reculé devant le mensonge éhonté, l’ex-bourgmestre de Bruxelles a eu le culot d’ajouter : « Ce n’est pas une nomination politique, mais une nomination sur la base de la compétence ». Venant de la part de Mayeur, voilà un avis de grand spécialiste…

Aux 200.000 euros annuels qui tomberont dans l’escarcelle de Faouzia Hariche, il faut ajouter les 249.298 euros bruts de Laurence Bovy, auxquels se joignent quelques petits cadeaux : une assurance hospitalisation, une voiture de fonction, des chèques-repas, une carte Visa, un GSM et un PC. Le conseil d’administration de Vivaqua trouve cela tout à fait normal : la rémunération de Bovy a été établie « par l’application stricte des règles statutaires préexistant à son arrivée ».

Reste la question du service aux citoyens, qui ne semble pas préoccuper outre-mesure ces messieurs-dames de Vivaqua.

On sait qu’il faudra débourser 1,5 milliard pour éviter les problèmes d’égouttage dans la Région bruxelloise. Vous avez bien lu : un milliard et demi ! Il paraît que le réseau souterrain est dans un état lamentable. Il s’avère urgent de le réparer, voire de le remplacer, en augmentant le prix de l’eau pour le consommateur. Scénario classique.

Mais posons-nous la question d’évidence : comment en est-on arrivé là ? Depuis des décennies, la gestion de l’eau est revenue à des intercommunales, dont Vivaqua est le dernier des avatars. Pourquoi n’ont-elles pas veillé à entretenir le réseau géré aujourd’hui par Vivaqua ? Pourquoi n’a-t-on pas remplacé les conduites défaillantes, tant qu’il en était encore temps ? Où est passé l’argent du contribuable qui continue à nourrir Vivaqua ?

La réponse est limpide : dans les salaires, primes, jetons de présence indus que s’attribuaient les représentants des partis traditionnels. La fortune de certains des « parvenus », si chers à Elio Di Rupo, s’est construite sur le dos des contribuables bruxellois. Pendant que disparaissaient des sommes colossales dans les poches des très nombreux administrateurs, il n’y avait pas un sou pour l’entretien sérieux des canalisations.

Elles s’effondrent aujourd’hui ? Rien que de plus normal : les ruines finissent toujours par s’affaisser. Ne réclamons pas une commission d’enquête : ce sera le meilleur moyen d’enterrer le scandale et de ne pas désigner les vrais coupables. De toute manière, ce sera le citoyen qui paiera la note de l’impéritie : 1,5 milliard…

Pensons à l’avenir. La solution se trouve dans le changement de personnel politique. Ce n’est pas au PS, au CDH, au MR ou chez Ecolo et DéFI que l’on trouvera les sauveteurs de l’eau bruxelloise, dont la distribution à un juste (et faible) prix est prévue par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1949. Ces droits de l’homme, si chers aux partis traditionnels, dès qu’il s’agit de parler d’obscures tribus de Birmanie ou de faux réfugiés.

Il est indispensable que les pouvoirs de décision dans les Régions bruxelloise et wallonne passent dans d’autres mains. Des idées nouvelles sont en gestation. Des hommes et des femmes honnêtes sont prêts, leurs dossiers sont solides, créatifs et réalistes.

Rendez-vous en 2018 et en 2019 !

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