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Le gouvernement Michel nous avait promis une diminution des taxes directes. Elle a eu lieu, techniquement parlant.Dans lia réalité quotidienne des ménages, elle est nulle : les augmentations d’accises et de taxes sur les produits de première nécessité ont vite avalé la « baisse d’impôts ». Le « tax shift » (transfert des impôts sur le travail vers d’autres sources de revenus pour les caisses de l’Etat) se révèle une catastrophe pour le citoyen.

Quatre acteurs autorisés des secteurs concernés par les augmentations de prix ont révélé les vrais chiffres de la vie chère. Ce sont Jean-Marie Thomas, responsable commercial de la Laiterie des Ardennes, Ludovic Pierrart, producteur d’oeufs à Fleurus, Dave Marquenie, secrétaire général de la Fédération de l’industrie des eaux et boissons rafraîchissantes, Olivier Neyrinck, directeur technique de la Fédération belge des négociants en combustibles et carburants – auxquels se sont points les avis de bpost, Cimabel (secteur du tabac) et la Fédération des éditeurs de journaux.

Par ailleurs, le député du PARTI POPULAIRE, Aldo Carcaci a interpellé le Premier Ministre, Louis Michel (MR) au sujet de la vie chère, en séance du 5 juin 2018

1. DES AUGMENTATIONS EN MASSE

Les chiffres ci-dessous examinent l’évolution des prix entre juin 2017 et juin 2018.

Le prix du beurre : + 19,6 %. Les exportations de beurre belge sont en hausse, mais les producteurs n’ont pas prévu que de plus en plus de Belges abandonnaient la margarine (matière d’organe végétale) pour revenir aux matières animales (beurre). D’où, pénurie de l’offre, d’où augmentation des prix.

Oeufs : + 16,2 %. Encore une conséquence de la pénurie, en raison notamment de la crise du Fipronil.

Fruits frais : + 11,6 %. Pour ne prendre qu’un exemple : la récolte des pommes a été catastrophique, au point d’avoir dû en importer !

Sodas : + 9,5 %. Une augmentation due aux accises sur les sodas : elles ont augmenté de… 75 %. Merci, les Ecolos qui font la loi en ce domaine et forcent les partis traditionnels, qui n’ont pas de programmes sur le sujet, à prendre des mesures frappant le porte-monnaie de la ménagère. Les mêmes veulent supprimer la distribution des sodas dans les écoles. La ministre de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, Marie-Martine Schyns (CDH) se vante de faire distribuer dans les écoles des pommes… dont le prix a grimpé de 11,6 % !

Carburants : + 20 % en moyenne. Si le prix de l’essence n’a augmenté « que » de 9 % entre juin 2017 et juin 2018, le prix du diesel a bondi de 19,4 % et celui du LPG, de 28, 9 %. En cause, les fluctuations des prix sur le marché international, mais aussi la hausse des accises (diesel).

Butane et propane : + 22,1 %. La faute à qui ? Au gouvernement Michel qui, en 2017, a sorti les hydrocarbures du contrat-programme. Cela a scellé la disparition des prix maximas autorisés. Et la facture s’est envolée.

Gasoil de chauffage : + 10,5 %. Une conséquence de la hausse des produits pétroliers sur le marché international. Mais cela rend plus lourde la facture des ménages.

Tabac : +12,2 %. Responsables : les accises sur les cigarettes (+4 %) et sur le tabac (+ 14,5 %).

bpost : + 13,5 %. Entreprise publique, bpost n’a pas craint d’augmenter le prix du timbre, tant pour le service intérieur que pour les envois vers l’étranger..

Journaux : + 9,4 %. Ventes en baisse de 12 à 13 % ; recettes publicitaires en baisse de 10 à 15 % ; concurrence des réseaux sociaux : c’est le consommateur qui paie la facture des journaux en papier, traversant une crise que les éditeurs ne parviennent plus à gérer. Ces derniers ne précisent pas le pourcentage de la perte de crédibilité d’une presse scotchée aux partis traditionnels…     

2. LE GOUVERNEMENT DE LA VIE CHERE. 

Ces quelques exemples, les plus flagrants, montrent combien le gouvernement Michel est celui de la vie chère.

Et nous n’avons pas évoqué d’autres dépenses, fédérales, régionales ou locales, à charge du citoyen. Les Ecolos, sous l’influence de Jean-Marc Nollet, nous coûtent, à chacun d’entre nous, plus de 50 euros par an pour la faillite des certificats verts ; on n’a pas fini d’acquitter la facture du scandale Publicain/Nethys. A Bruxelles, la note est particulièrement salée pour le contribuable : grands travaux mal gérés, réparation des tunnels non entretenus pendant 30 ans, renflouement des caisses communales, suite à plusieurs scandales, où l’on a vu les politiciens voler dans la caisse (Samusocial, Gial, Cuisines bruxelloises, Projet X, etc).

Il faut bien le constater : tous les partis traditionnels, habitués des gouvernements, sont responsables de cette vie chère qui étrangle la classe moyenne, les indépendants, les petits commerces et les familles qui éprouvent de plus en plus de mal à terminer le mois dignement.

Et voilà qu’on apprend que l’emploi ne se porte pas aussi bien que les statistiques officielles le prétendent. Le « Jobs, jobs, jobs » se transforme en « flop, flop, flop ».

3. ET CE N’EST PAS FINI !

Le Bureau du Plan, organe officiel qui évalue l’activité économique dans les années à venir, sombre dans la soupe à la grimace. Les perspectives n’incitent pas à l’optimisme. Philippe Donnay, commissaire au Plan, annonce que pour boucler son budget 2019, le gouvernement Michel devra trouver 4,5 milliards d’euros (source : L’Echo, 20/6/2018).

Pire : le Bureau du Plan met en évidence l’incompétence de nos gouvernants. Ceux-ci

avaient annoncé des chiffres tout à fait fantaisistes. Des mensonges, pour parler clairement.

Exemples : le déficit budgétaire était annoncé à 1 % du PNB (Produit National Brut – la vraie richesse du pays). En réalité, il grimpera à 1,4 %, en 2019, et même à 1,7 %, en 2020. Du côté de la croissance économique, le gouvernement annonçait une augmentation de 1,8 %, alors qu’il faudra s’attendre à moins de 1,5 %. Cela représente un trou de près de 5 milliards par an dans le budget de la Belgique. Où va-t-on les trouver ? Poser la question, c’est y répondre…

4. LES SOLUTIONS DU PARTI POPULAIRE

Depuis sa création, il y a 9 ans, le PARTI POPULAIRE expose des solutions claires, évidentes, efficaces, applicables immédiatement. Il suffit pour cela d’une volonté politique.

Ceci n’a rien à voir avec une politique du « y a qu’à ». Les propositions du programme (consultable sur cette page) ont été mûrement réfléchies. L’assainissement budgétaire passe par un retour à liât marine des dépenses de l’Etat. Et par une suppression des gaspillages évidents : Sénat, provinces, subventions aux ONG, etc.

Pour appliquer ce programme évident, il faut une volonté politique. Elle n’existe pas dans les partis traditionnels, embourbés dans leurs combines, leur clientélisme, leurs préjugés. Un exemple ? Les trois gouvernements Verhofstadt, entre 1999 et 2008, ont profité d’une conjoncture économique internationale favorable. Ils avaient la possibilité d’assainir le budget de l’Etat. Ils ne l’ont pas fait. Ils ont même usé de trucs comptables pour faire croire à un équilibre des finances de l’Etat – nous en payons toujours les conséquences. Lee mme scénario se passe avec le gouvernement Michel qui, tous les six mois annonce avoir comblé le déficit… pour le recoller six mois plus tard.

Tous les partis traditionnels ont participé aux gouvernements Verhofstadt : PS, MR, CDH, DéFI, Ecolo… Belle brochette de bras cassés… 

D.K.

 

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