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Ce vendredi 8 septembre, pas moins de 4.200 candidats aux études de médecine se penchent, au Heysel, sur les épreuves imposées comme examen d’entrée dans les facultés universitaires. Problème : seules 6 à 700 places sont disponibles.

Il s’avère qu’en 2020, la Belgique manquera de médecins. Aujourd’hui déjà, nous accueillons des médecins étrangers, palliant le vide laissé par leurs collègues belges, partis à la pension. Paradoxe : nous formons des médecins étrangers, censés retourner dans leur pays où règne un manque cruel d’hommes de l’art. Mais une fois le diplôme en poche, nombre d’entre eux restent en Belgique. D’où une situation absurde : nous ne formons plus assez de médecins belges, mais nous « importons » des médecins étrangers… formés souvent en Belgique !

À qui la faute ? On pointe le doigt vers Maggie De Block (OpenVLD), dont dépend l’établissement des quotas de numéros INAMI, seul sésame pour pouvoir exercer la médecine en Belgique. En 2023, année au cours de laquelle seront diplômés les candidats médecins penchés aujourd’hui sur leur examen d’entrée, 6 à 700 numéros francophones seront disponibles. C’est trop peu. La doctoresse Maggie De Block, tueuse de la médecine en Wallonie et à Bruxelles ?

Pas vraiment. Au temps de l’oppression socialiste sur la francophonie belge, le « gouvernement » Magnette s’est arrangé pour compliquer les choses. Pour des raisons doctrinales (une décision prise par une libérale devait être systématiquement combattue) et sans le moindre souci du bien-être commun.

En effet, l’ex-ministre de l’enseignement universitaire, Jean-Claude Marcourt (PS), a somptueusement cafouillé. Opposé à l’examen d’entrée, dans le but de saboter le gouvernement fédéral, cet apparatchik socialiste liégeois a voulu le remplacer par un concours en fin de première année. Ce barbotage insensé a provoqué un flux d’étudiants en médecine dans les universités francophones. Même diplômés, certains de ces candidats savent qu’ils risquent de ne pas pouvoir exercer, puisque le nombre des quotas imposés par Maggie De Block sont réduits.

S’il fallait un exemple de mauvaise gouvernance, comme on dit, il est bien là. Le fédéral impose une règle, les régions (Fédération Wallonie-Bruxelles) lui tord le cou par principe et ajoute une nouvelle règle qui ne tient pas la route. Avec pour conséquences, un blocage, un capharnaüm dans lequel un chat ne retrouve pas ses jeunes. Et c’est la population qui paie les résultats catastrophiques de ces folies.

Les rebouteux ont de beaux jours devant eux. À quand le retour des sorcières et des macrâles expertes en décoctions de toutes sortes et poudres de perlimpinpin, remèdes souverains autant contre les ongles incarnés que pour la guérison d’un cancer généralisé ?

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