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Le Washington Post descend l’ex-bourgmestre Yvan Mayeur (et son successeur Philippe Close), dénonçant la corruption de la particratie belge…

Les Romains, au temps de la gloire de l’Empire avaient Scipion l’Africain, général et homme politique romain (II° siècle AC). il défit les Carthaginois et leur chef Hannibal permettant de « changer l’échelle des prétentions romaines, Scipion l’Africain ayant fait de Rome une puissance méditerranéenne, et de la Méditerranée occidentale un lac romain » (Jean Favier, historien).

Aujourd’hui, l’ex-PS et ex-bourgmestre Yvan Mayeur a les honneurs du Washington Post (quotidien démocratie non affilié à la mouvance Trump) qui lui rend hommage, en quelque sorte : « Les barons bruxellois sont la version bruxelloise des « grands hommes africains ». Mayeur l’Africain doit roucouler de plaisir . A quand la couverture du Time Magazine ? Malheureusement, aucun point de comparaison entre l’homme d’Etat qu’était Scipion l’Africain et l’assistant social promu bourgmestre de la Ville de Bruxelles.

Yvan Mayeur l’Africain restera dans la mémoire populaire comme un apparatchik socialiste profiteur et opportuniste, qui laissera de Bruxelles une image déplorable de la Ville. Le portrait sans concession de la politique bruxelloise et de la région faite par le quotidien américain qui a interviewé  Kristof Titeca, politologue à l’université d’Anvers, est sans appel. Quelques morceaux choisis :

– « L’importance des luttes pour l’identité ethnique – en Belgique comme dans des parties de l’Afrique – rendent les réformes très difficiles ».

– « Le nouvel « homme fort » (Philippe Close) continue simplement à utiliser son pouvoir pour accumuler de la richesse et la distribuer à ses affidés. »

– « La nomination de Philippe Close comme nouveau bourgmestre élu de Bruxelles illustre la continuation du vieux système: Close détient un nombre record de positions dans les institutions publiques, privées et para-publiques, ce qui l’autorise à prendre des décisions qu’un tribunal a récemment qualifiées de conflit d’intérêt. De plus, il a tenu une conférence de presse honorant le travail de son prédécesseur tombé en disgrâce.

–  » (…) dans cette politique du chaos, le pouvoir donne accès à un éventail de ressources, qui permettent l’émergence d’une variété de patronages. Les bourgmestres sont appelés populairement « barons » en raison de la politique qu’ils conduisent dans leurs fiefs. (…) Du fait que tellement de personnes profitent de ce large système de patronage, en dépendant de ces « hommes forts » pour avoir accès au logement, au travail ou à d’autres ressources, le baron sera réélu avec enthousiasme. En d’autre termes, les « barons » sont la version bruxelloise de l’homme fort africain ».

Le bourgmestre Philippe Close (PS), ici avec la championne des cumuls Faouzia Hariche (PS), a fait l’éloge de son prédécesseur, épinglé par le Washington Post comme le parfait représentant d’une « république bananière », ou plutôt dans notre cas, d’un royaume-bananier!

Le Peuple n’aurait jamais osé écrire ces dernières lignes sauf à affronter UNIA, le MRAX, Amnesty International, les Africains du quartier Matongé ou la Cour européenne des Droits de l’Homme pour racisme et xénophobie… Nous rendons donc à César ce qui est à César et à Mayeur ce qui revient à Mayeur l’Africain.

Sans oublier que les lauriers décernés par le Washington Post reviennent également à Charles Michel, Olivier Chaster, Rudy Vervoort, Benoit Lutgen, Joëlle Milquet, Patrick Prévot, Elio Di Rupo, André Antoine, Jean-Philippe Javaux, Rudy Demotte, Willy Demeyer, Alain Mathot, … tous aussi « barons africains » qu’Yvan Mayeur et Philippe Close.

A qui la faute ? Cela relativise la volonté de la classe politique francophone belge de « ré-inventer la politique ».

Au système électoral belge qui marque l’aboutissement de la particratie mais aussi à l’électeur, qu’il soit Bruxellois, Liégeois, Montois, Namurois, … Trop de citoyens se considèrent comme redevables vis-à-vis de leurs « barons africains » et reconduisent d’élections en élections les mêmes chefs de tribus politiques, malgré scandales et affaires. La débâcle du PS profitera probablement au PTB. Dans quelques mois, l’électeur aura le choix entre les « barons africains » et les communistes de Raoul. Tombera-t-on de Charybde et Scylla, du nom de ces deux monstres marins de la mythologie grecque ? Ou l’électeur désignera-t-il ses représentants parmi les listes de partis nouveaux ?

P.H.

 

http://www.lalibre.be/actu/belgique/comment-comprendre-la-politique-belge-et-ses-scandales-regardez-l-afrique-explique-le-washington-post-59648422cd70d65d24b1e8ad

Source : https://www.washingtonpost.com/news/monkey-cage/wp/2017/07/10/want-to-understand-belgiums-complicated-politics-and-scandals-lets-look-at-africa/?utm_term=.c3985806082a

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